Il y aura bien un métro automatique pour le Grand Paris, assure Cécile Duflot, ministre du Logement en charge de ce dossier. Elle annonce qu’un financement sera bien arrêté. L’Etat attend cependant que « toute la transparence soit faite sur les coûts du projet et ses modalités de financement, afin d’assurer la pérennité du projet et son engagement effectif ».

 Le projet de métro automatique du Grand Paris n’est pas enterré. Alors que Valérie Pécresse, à la tête de l’opposition UMP régionale, s’inquiétait de la non inscription, par l’Etat, d’un milliard d’euros pour le financement du projet, Cécile Duflot a immédiatement réagi. « Conformément aux engagements du président de la République, le gouvernement a annoncé, dès sa nomination, que le projet de métro automatique du Grand Paris Express se poursuivrait en garantissant les financements nécessaires à sa réalisation », rappelle-t-elle.

Alors comment expliquer l’absence de budget alloué au projet au budget 2013 ? « Les engagements financiers pris par l’État n’ayant pas été garantis par le précédent gouvernement, Cécile Duflot a souhaité que toute la transparence soit faite sur les coûts du projet et ses modalités de financement, afin d’assurer la pérennité du projet et son engagement effectif », explique le ministère du Logement dans un communiqué.

Le calendrier risque ainsi d’être chamboulé, même si la ministre de l’Égalité des territoires et du Logement annonce que l’Etat a déjà commencé un travail de concertation. « Il consiste, sous l’autorité de la Ministre, qui agit en liaison avec les ministres chargés des Finances, du Budget et des Transports, à actualiser et préciser les estimations des coûts du projet, à optimiser l’organisation du travail entre les différents établissements et opérateurs qui en ont la charge, à ordonner dans le temps la réalisation des futures lignes et de leurs gares, et à veiller à ce que les travaux d’amélioration des réseaux existants puissent parallèlement être poursuivis et accrus », précise-t-elle.

Une étape indispensable avant la mise en place d’un « plan de financement » par le gouvernement, « correspondant à la priorisation qu’il aura décidé, et respectueux de l’effort de redressement des comptes publics ». Selon Cécile Duflot, l’annonce de celui-ci doit intervenir « début 2013 ».