Des interpellations liées au jet d’«un engin explosif de faible puissance» dans une épicerie casher de Sarcelles le 19 septembre se sont déroulées samedi matin à Strasbourg, à Cannes et en région parisienne. D’abord porté par le Parquet de Pontoise le dossier était depuis dans les mains du parquet antiterroriste de Paris.

 L’enquête a été  confiée à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire.

Un homme a été tué lors de son arrestation à Strasbourg. Il a fait feu sur les policiers qui ont riposté le touchant mortellement.
 
L’homme, Jérémy Sidney âgé de 33 ans, avait été identifié fin septembre par la DCRI. Ses empreintes avaient été retrouvées sur la grenade défensive lancée le 19 septembre contre l’épicerie casher de Sarcelles.

Les suspects arrêtés et placés en garde à vue appartiendraient à la mouvance islamiste radicale, précise une source proche du dossier au Parisien.fr. Selon le quotidien en ligne, il s’agirait d’un groupuscule peu organisé, qui ne prévoyait pas, a priori, d’attaque d’envergure.
 
L’opération menée samedi visait un «réseau, quasiment une cellule» composée de personnes ayant pour certaines d’entre elles le profil de délinquants convertis «à l’islam radical», a indiqué lors d’une conférence de presse le procureur de Paris, François Molins.

Lors des perquisitions, «une liste d’associations israélites» a été retrouvée.  « L’enquête devra déterminer quels étaient les prochains objectifs de cette cellule», a déclaré François Molins.

François Hollande a affirmé "la détermination entière de l’Etat à protéger les Français contre toutes formes de menaces terroristes".

Le 19 septembre dernier après l’attaque de l’épicerie casher, le maire de sarcelles avait condamné un « attentat antisémite »

Ce mercredi midi là, deux individus habillés en noir avaient jeté un engin explosif "de faible puissance" sur la supérette casher de l’avenue Auguste Peret. Un client avait été légèrement blessé.