Silencieux depuis les dernières cantonales, Alain Leikine vient d’envoyer sa toute première lettre d’information. Au centre, Argenteuil et plus particulièrement l’image négative de la plus grande ville du département et sa situation économique. L’ancien conseiller général annonce d’autres interventions tous les dix jours avec pour objectif « d’ouvrir le débat » dans la commune… mais explique ne pas encore penser à 2014.

 Il souhaite « s’engager pour Argenteuil ». Alain Leikine est de retour aprèsplusieurs mois de silence. Un recul qui lui a permis d’analyser la situation de la ville. Jusqu’à finalement le faire sortir de son silence. « La situation d’Argenteuil est tellement grave que l’on a décidé de reprendre notre action », lance-t-il. C’est dit, il faudra désormais compter avec la voix des Radicaux de Gauche. 
 
Malgré la « déception forte » de sa défaite aux cantonales, qu’il attribue à des « manœuvres d’appareil », l’ex élu socialiste n’a pas abandonné l’idée de peser dans le débat argenteuillais. Son cheval de bataille, la situation économique de la ville, avec la « paupérisation croissante » et « une relance économique qui ne se fait pas ». Autant d’inquiétudes qu’il espère bien voir émerger dans un débat politique, au sein même de la gauche.

« Les municipales ? Il est trop tôt pour en parler »

Pas question, cependant, d’être trop sévère avec sa propre majorité, même s’il reconnaît que « le constat est accablant depuis quatre ans ». Selon lui, la ville « est en descente depuis dix ans », époque à laquelle Georges Mothron était encore aux commandes. Quid de Philippe Doucet ? « Je suis en désaccord sur la méthode du maire et sa conception de la démocratie locale », reconnaît Alain Leikine. Mais pas de quoi le pousser à briguer un mandat électif :« Il est encore trop tôt pour parler de 2014. »
 
Loin d’attaquer l’élu, Alain Leikine prône le dialogue. « On veut un débat », insiste-t-il. Et d’ajouter : « Pour l’instant, le maire n’aborde pas les questions de fond lors de ses interventions ». Le PRG se dit ainsi prêt à chercher des solutions avec la municipalité. Mais celle-ci doit avant tout revoir sa politique. « Il faut changer de braquet. Il faut un choc pour l’économie », juge Alain Leikine. Et l’échec n’est pas permis : « Si Philippe Doucet n’en est pas capable, il faudra trouver une autre solution… »