Les députés du Val d’Oise Jérôme Chartier, Philippe Houillon et Axel Poniatowski demandent au gouvernement de remettre au Parlement, au plus tard le 31 décembre, un rapport présentant les modalités de financement du réseau de transports du Grand Paris. Sans ce milliard de l’Etat, la Société du Grand Paris ne pourrait pas lever les fonds nécessaires à la réalisation du métro automatique.
 
A l’initiative de Valérie Pécresse, députée des Yvelines et présidente du groupe Mouvement Populaire au conseil régional, un grand nombre de députés UMP franciliens (dont ceux du Val d’Oise) présente ce mercredi un amendement visant à demander au gouvernement de remettre au Parlement, au plus tard le 31 décembre 2012, un rapport présentant les modalités de financement du réseau de transports du Grand Paris.
 
Cette demande a en réalité pour objectif d’inviter le Gouvernement à inscrire dans la loi de programmation budgétaire 2013-2015 le milliard d’euros nécessaire à la poursuite du projet et à l’obtention de prêts de la Banque européenne d’investissement.
 
"En renonçant à y procéder lors de la présentation du projet de budget 2013, le Gouvernement a confirmé les craintes des élus franciliens quant au démantèlement programmé du Grand Paris", explique Valérie Pécresse.
 
"La mise en œuvre de ce projet, attendu des populations et qui fait l’objet d’un très large consensus parmi les élus quelle que soit leur étiquette politique, est soumise à la mobilisation de moyens financiers dont le montant et l’échéancier de versement ont été strictement prévus par le précédent gouvernement et sa majorité parlementaire", insiste la députée des Yvelines et conseillère régionale d’Ile de France.
 
Valérie Pécresse rappelle ainsi qu’aux termes du protocole entre l’Etat et la région du 26 janvier 2011, la Société du Grand Paris (SGP), chargée de réaliser le réseau, devait, en plus de ses ressources fiscales propres, recevoir une « dotation en capital » d’un montant de 4 milliards d’euros, dont une première tranche de ce capital – 1 milliard – « à partir de 2014 ».
  

 

(*) Cet amendement a été cosigné par les députés UMP suivants : Valérie Pécresse, Patrick Balkany, Jacques-Alain Bénisti, Gilles Carrez, Jérôme Chartier, Bernard Debré, David Douillet, François Fillon, Claude Goasguen, Philippe  Goujon, Jean-Jacques Guillet, Michel Herbillon, Philippe Houillon, Christian Jacob, Jean-François Lamour, Pierre Lequiller, François de Mazières, Jean-Claude Mignon, Jacques Myard, Patrick Ollier, Axel Poniatowski et Jean-Marie Tétart.