Une délégation de présidents de Conseils généraux de l’Assemblée des départements de France (ADF) était reçue le 22 octobre dernier par le président de la République, le Premier ministre et des élus du gouvernement. Un dialogue qui a permis une « confiance retrouvée entre les départements et l’Etat », estime Didier Arnal, ancien président socialiste du Conseil général du Val d’Oise.  

On le sait, les collectivités subissent la crise de plein fouet. En première ligne, les départements ont vu leurs dépenses sociales exploser. Le Revenu de solidarité active (RSA), l’ Allocation personnalisée d’autonomie (APA), la prestation de compensation du handicap (PCH), autant de charges qui exlosent ; des charges qui leur ont été transférées par l’Etat, sans contrepartie, alors que leur santé économique était déjà souvent mauvaise. 

L’enjeu était donc de taille pour les représentants de l’ADF qui ont été reçus à l’Elysée le 22 octobre dernier. Ils ont pu évoquer leurs difficultés croissante à assurer ces missions de manière efficace. Ancien président du Conseil général du Val d’Oise, Didier Arnal s’est félicité de ce contact retrouvé : « Après cinq ans d’absence de dialogue, de mise en cause des départements, de transferts de charges et d’une réforme fiscale inadaptée, il était urgent de rétablir un climat de confiance », estime-t-il. Preuve de la bonne volonté des deux parties, un engagement réciproque du gouvernement et de l’assemblée des départements de France a été pris, les collectivités renouvelant leur volonté d’agir contre la crise. Des discussions qui préfigurent surtout le troisième acte de la décentralisation Etat/collectivité.

Le président du groupe d’opposition Val d’Oise Utile et Solidaire (VOUS) n’oublie cependant pas de s’en prendre à la majorité départementale UVO qui lui a succédé. Il rappelle ainsi qu’il avait écrit en 2010 à Francois Fillon, alors Premier ministre, « en s’associant à 60 autres départements » pour lui demander « de prendre rapidement les mesures nécessaires pour une réelle compensation des charges transférées de l’Etat aux Conseils généraux ». Un combat abandonné selon lui par son successeur Arnaud Bazin.