Alors que la mission d’évaluation des choix sur le projet Grand Paris, qui doit contribuer à l’arbitrage financier, rendra ses conclusions fin novembre, les acteurs économiques franciliens appellent à « une réalisation rapide et cohérente du projet Grand Paris Express ». 

Les Chambres de Commerce et d’Industrie d’Ile-de-France avertissent, pas question de faire l’impasse sur deux tronçons prévus au Grand Paris. Le premier, « la ligne rouge »,  ceinture le cœur d’agglomération et le relie à l’aéroport de Roissy-CDG ». L’autre, « la ligne verte », raccorde l’aéroport d’Orly à Versailles et ultérieurement au quartier de la Défense, en passant par le plateau de Saclay, placé à 30 minutes de Paris via « la ligne bleue » connectée à Orly.

Deux axes majeurs pour les acteurs économiques qui avertissent le gouvernement. « Il ne saurait être envisageable de repousser la réalisation de ces deux lignes au-delà de 2025 ou de ne prévoir d’ici là qu’une construction partielle, jusqu’au Bourget pour la ligne rouge ou jusqu’à Saclay pour la ligne verte ». Leur crainte, le risque « d’asphyxier un des rares pôles de croissance de la région capitale ou de compromettre la mise en place et l’aménagement d’un cluster de l’innovation scientifique et technologique déterminant pour la croissance économique de la nation et l’emploi des années à venir ». Des projets qu’ils espèrent voir complétés par « le renforcement des desserte directe entre Versailles et la Défense (ligne L du RER) et entre Roissy et Paris ».

Une demande légitime pour eux, alors que les entreprises subissent déjà, depuis la loi de finances rectificative de 2010, des hausses de taxes sensées contribuer au finacement du Grand Paris. « Leur montant total sur la période 2010-2025 est estimé à 5,5 Md€, soit 27 % du coût total de l’infrastructure du métro évalué à  20,5 Md€ », précisent les CCI.