Je suis usé, fatigué”, lance Michel Roy (UMP) qui met cette démission sur le compte “des nouveaux syndicalistes arrivés voici un an et demi”. Et d’expliquer : “On me dit que je fais souffrir mon personnel, si c’est ça j’en tire les conclusions, je ne veux plus travailler dans ces conditions. Je vais profiter de ma retraite”. L’élu dénonce "un acharnement".
 
 Je constate que je ne peux plus faire mon mandat  de maire sans pression forte de la part des nouveaux syndicalistes. Personne ne croyait que je prendrai cette décision, je l’ai décidé voici trois semaines. Ma démission est effective le 15 novembre.
 
Michel Roy évoque un "acharnement contre le maire", des "dénonciations mettant en péril des projets municipaux". Il rejette la faute sur de "nouveaux représentants du personnel". Il se dit "usé" par "un véritable déferlement de revendications, d’agitations dans les services", évoque "un climat délétère".

Michel Roy, 61 ans, a informé le préfet du Val d’Oise de sa démission. Il restera au conseil municipal jusqu’en 2014 et parie sur son 1er adjoint, Patrick Floquet, pour lui succéder. “
De toute façon, je n’avais pas prévu de renouveler mon mandat en 2014”.
 
C’est une décision difficile à prendre après 30 ans de vie municipale”, réagit Michel Roy qui s’expliquera davantage dans un courrier qu’il fera distribuer cette semaine aux habitants de Montmagny. Dans cette lettre, il explique espérer que "son départ réveillera les consciences".