Au terme de trois ans de travail soutenu par la ville de Cergy, la nouvelle exposition de Paul-Antoine Pichard présentée au Carreau de Cergy, témoigne en quatre-vingt-dix clichés émouvants de la terrible réalité des enfants des rues à travers la planète : enfants en prison à Manille, adolescents toxicomanes à Phnom Penh, enfants des rues à Katmandu, Dakar et Dehli…

Cette exposition illustre une nouvelle fois la volonté de l’artiste engagé de mettre en lumière la cause des enfants dans le monde et de nous sortir de notre quotidien. Un témoignage militant, esthétique et digne.

Paul-Antoine Pichard, un photographe humaniste et engagé. Né en 1970, il a grandi à Cergy avec des images de guerres et de famines plein la tête. À douze ans, il n’a plus de doutes : « Je serai photographe… photographe engagé… ». Après avoir étudié les arts décoratifs à Paris, il présente en 1994 son travail à Gotskin Sipahioglu, fondateur de l’agence Sipa Press, qui lui propose de partir dans le Rif marocain, au cœur de la première région productrice de haschisch au monde. Une révélation. Paul-Antoine Pichard y apprend à se faire accepter, se fondre, à jongler avec les autorités, les trafiquants. Il parcourt ensuite le monde : des Balkans à l’Asie en passant par l’Afrique. À chaque fois, il revient à Cergy pour revoir sa famille, ses amis. C’est à Dakar, en 1997, qu’il découvre l’univers effroyable des décharges, point de départ d’un long projet qu’il intitulera « Mines d’Ordures ».
« Je suis heureux de montrer à nouveau mon travail au Carreau. C’est une salle magnifique et j’entretiens une relation affective avec les Cergyssois, ils me donnent à chaque fois l’envie de continuer… »

En 2004, Paul-Antoine Pichard présente au Carreau l’exposition éponyme. L’exposition voyage au Canada et un livre préfacé par Bernard Giraudeau est publié. Depuis trois ans, l’artiste est à nouveau en résidence « hors les murs » avec la ville de Cergy pour le projet Poussières de vies, un état des lieux de la condition infantile à travers la planète.
Jusqu’au 12 janvier 2013

Autour de l’exposition
Deux rendez-vous vous permettront de mieux connaître le chemin parcouru par l’artiste pour réaliser son travail photographique, et d’ouvrir le débat sur la situation des enfants et adolescents dans le monde.
Jeudi 15 novembre à 12 h 30 à la médiathèque de l’Astrolabe – rencontre avec l’artiste.
Jeudi 6 décembre à 18 h au Carreau – rencontre-débat animée par l’artiste avec la participation de l’Unicef et d’Amnesty international. Quelles solutions au problème des enfants des rues ? À l’issue de cette soirée, le livre « Mines d’Ordures » issu de l’exposition éponyme et dédicacé par l’artiste vous sera offert.

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