Le maire UMP de Sannois Yannick Paternotte comparaissait ce vendredi au tribunal correctionnel de Nanterre, pour abus de faiblesse. Le procureur de la République a requis 2 ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité contre l’ancien député.

C’était une audience attendue depuis plusieurs années. Le maire UMP de Sannois, Yannick Paternotte, comparaissait ce vendredi devant la 15ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Nanterre, pour abus de faiblesse, après avoir reçu une donation accordée par Lucienne Kielar, 91 ans au moment des faits. Cette Sannoisienne avait donné ses parts d’une propriété sur la butte de Sannois, le 1er octobre 2004, à Yannick Paternotte. La donation a été contestée par le petit-neveu de Lucienne Kielar.

Deux mois avec sursis et 50 000 euros d’amende requis

Le procureur de la République a requis ce vendredi deux ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité contre l’élu valdoisien. « J’ai le sentiment qu’on cherche à m’abattre, à nous tuer » a déclaré le prévenu à la barre. Il comparaissait avec sa femme, Sylvie Paternotte, contre laquelle le Parquet a requis huit mois de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende. Le notaire ayant signé l’acte de donation, Me Patrice Planchon, était également à la barre. Le procureur a réclamé dix-huit mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et deux ans d’interdiction d’exercer. Le jugement a été mis en délibéré au 13 décembre.