Dans un rapport publié par la mission Pouvoirs publics, dans le cadre du projet de loi de finances 2013, son rapporteur spécial, le député du Val d’Oise Jérôme Chartier, épingle les pratiques du gouvernement. Notamment en ligne de mire, le coût de l’Airbus présidentiel. 

 Jérôme Chartier, rapporteur spécial de la mission Pouvoirs publics pour le projet de loi de finances 2013 profite du rapport rendu public pour attaquer le gouvernement sur le coût de ses déplacements et plus particulièrement la faible utilisation de l’Airbus A330 présidentiel. « Depuis mai 2012, la Présidence de la République a pris la décision de limiter l’utilisation de cet appareil en ayant recours aux moyens de déplacements classiques pour manifester la volonté d’une présidence normale qui serait génératrice d’économies », souligne l’élu, qui insiste sur le coût d’entretien : « Chacun sait dans le milieu aéronautique qu’un appareil commence à coûter cher lorsqu’il ne vole pas. Et justement, l’A330 présidentiel ne vole pas du fait de la décision du chef de l’Etat, et c’est bien ce qui fait qu’il coûte très cher ». Et de signaler que les pilotes ont été contraint d’effectuer « 158 heures de vol à vide pour se maintenir en condition opérationnelle ».

Autre problème, « Air Sarko One » est toujours intégré au budget du ministère de la Défense alors que l’Elysée est seule à y avoir accès. « Il est temps de mettre fin aux faux-semblants et d’assumer que l’Airbus A330 présidentiel est l’avion du chef de l’Etat », insiste le député, rappelant que l’appareil a coûté 259,5 millions d’euros.

Jérôme Chartier répond sur Facebook aux critiques sur son rapport

Alors que son rapport a été largement repris et commenté, Jérôme Chartier a répondu sur son compte facebook :

« Mon rapport sur le budget de la présidence de la république fait manifestement du bruit…

En vérité, je n’ai aucune ambition de devenir le spécialiste de ce budget, dont je ne serai plus le rapporteur l’an prochain. Néanmoins, Nicolas Sarkozy a tellement été attaqué pendant cinq ans qu’il me semblait responsable de rétablir quelques vérités tout en "souriant" de la fantasque "présidence normale" qui est évidemment chose impossible. 

Les socialistes semblent se draper dans la vertu qu’ils ont perdu tant de fois ces cinq dernières années. »