Le ministre de l’intérieur Manuel Valls a annoncé ce jeudi la création de 49 nouvelles zones de sécurité prioritaires (ZSP) sur tout le territoire, Parmi elles, quinze se situent en Ile-de-France, dont trois dans le Val d’Oise. D’ici à septembre 2013, 64 ZSP seront donc instaurées.

 Oublié lors de la première vague, le Val d’Oise se dote enfin de zones de sécurité prioritaires (ZSP) : à Argenteuil (le Val d’Argent), Sarcelles / Garges-lès-Gonesse (Joliot Curie, Dame Blanche) et Fosses / Louvres. Les trois zones choisies ont en commun une démographie jeune, un taux de chômage élevé ; et de gares et axes majeurs de transports qui cristallisent les difficultés.

Pour Pierre-Henry Maccioni, préfet du Val d’Oise, la création de ces ZSP répond à la nécessité d’apporter des réponses durables et concrètes. « Nous allons profiter de la création des ZSP pour conforter les partenariats existants, en déployer de nouveaux et gagner en efficacité grâce à une coordination accrue entre les services», a-t-il déclaré ce vendredi en conférence de presse.

« Nous sommes tous mobilisés »

La ZSP déployée dans le quartier du Val d’Argent à Argenteuil aura pour objectif d’endiguer l’intense trafic de stupéfiants et la délinquance juvénile. L’ensemble Sarcelles / Garges-lès-Gonesse abrite une population dense où se développe agressions et vols avec violences. Les phénomènes de violences urbaines sont aussi fréquents sur le périmètre de Fosses et Louvres, où les forces de l’ordre et les agents publics sont une cible régulière de la délinquance.

« Le gouvernement entend que les ZSP apportent une contribution décisive sur le long terme et nous sommes tous mobilisés, dès aujourd’hui, pour atteindre cet objectif », a conclu le préfet du Val d’Oise.

500 postes créés sur l’Hexagone

Les zones de sécurité prioritaires bénéficieront de moyens dédiés avec 500 postes annuels supplémentaires de policiers et de gendarmes qui y seront prioritairement affectés, au niveau national.

Les zones concernées sont des quartiers ou des ensembles de quartiers considérés comme sensibles, souffrant d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée, placés sous la responsabilité de la police nationale ou confiés à la gendarmerie. La création des ZSP répond à la nécessité d’apporter une politique de sécurité à la fois répressive et préventive.