A la sortie d’une réunion à Paris, les soutiens de François Fillon ont lancé un message clair : Alain Juppé doit prendre l’intérim à la tête de l’UMP. Selon Jérôme Chartier, le maire de Domont, cette proposition aurait été acceptée. Pour Florence Portelli, porte-parole des Fillonistes dans le Val d’Oise, il faut « sortir de l’impasse »

 Après la nouvelle polémique des voix non comptabilisés du scrutin pour la présidence de l’UMP, le camp de François Fillon a lancé un appel: Alain Juppé doit prendre la présidence par intérim du parti en attendant des résultats définitifs de l’élection.

Lors d’une réunion dans le 7e arrondissement, rue Las Cases, les soutiens de François Fillon ont signé un appel pour qu’Alain Juppé assure l’intérim à la tête de l’UMP. Selon Florence Portelli, porte-parole du camp de François Fillon dans le Val d’Oise, l’ancien premier ministre, présent à cette réunion, a fait savoir « qu’il irait jusqu’au bout ».« Nous attendons que de vrais résultats définitifs soient proclamés », lance-t-elle. La fille du sénateur-maire d’Ermont, Hugues Portelli, aimerait que la situation se règle rapidement, « pour sortir de l’impasse »

Jérôme Chartier : « une démocratie, ça se respecte »

Le député du Val d’Oise Jérôme Chartier a tenu le même discours. A la sortie de la réunion avec François Fillon, sa position est claire : « Ce n’est pas acceptable qu’un président qui n’a pas été élu exerce la responsabilité » a-t-il tonné sur l’antenne de BFM TV. Du coup, le député demande que « tous les territoires soient comptabilisés et basta, fini ! ». Il assène même qu’ « une démocratie, ça se respecte. » Pour le maire de Domont, Alain Juppé a accepté de prendre l’intérim, le temps que la situation se règle. Mais Jérîme Chartier ne veut pas parler d’une scission. Mais les parlementaires sont prêts à aller « très loin pour faire respecter le vote des militants »

Ces réactions font suite à une nouvelle révélation du camp Fillon concernant l’élection du président de l’UMP. Les Fillonistes affirment que des voix en DOM-TOM n’auraient pas été comptabilisées. Une information confirmée par la COCOE, la Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales interne de l’UMP. Pour le moment, Jean-François Copé ne compte pas renoncer à sa victoire.