L’ensemble des conseillers généraux du Val d’Oise et des Yvelines a décidé de quitter le conseil d’administration de l’Office Public interdépartemental du Val d’Oise et des Yvelines (OPIEVOY). Une décision qui fait suite à de profonds désaccords sur la gestion du premier office public de l’habitat de la couronne parisienne.

 Parmi les élus démissionnaires, Xavier Péricat, conseiller général d’Argenteuil-Ouest. L’élu revient sur les raisons qui ont poussé de nombreux membres du conseil d’administration de l’OPIEVOY à partir. La première, deux demandes restées vaines pour obtenir un audit indépendant sur la santé financière de l’organisation. « En tant qu’administrateurs, nous sommes comptables et responsables de la gestion de l’établissement », précise l’élu argenteuillais. Problème, les administrateurs ont noté une hausse des « dépenses de personnel », « des charges financières », un « accroissement de l’endettement » et la « nécessité de vendre une partie du patrimoine pour boucler le budget », sans pouvoir agir.

Autre raison de son départ, la place du Val d’Oise « laissé pour compte depuis des années ». Peu de réhabilitations dans le département au point que les locataires des pavillons ont été obligé « de se comporter en propriétaires en faisant eux même certains travaux ». Inadmissible pour le conseiller général du Val d’Oise qui pointe également du doigt la suppression de l’Antenne de proximité de Franconville : « Déjà que les locataires nous disaient qu’il y avait un manque de proximité, mais là on leur demande de se déplacer à l’autre bout du Val d’Oise, à Saint-Ouen l’Aumone ou Sarcelles ». Une décision prise sans aucune concertation. « J’ai été mis devant le fait accompli. Même le maire de Franconville n’a pas été consulté », fustige-t-il. Et d’ajouter : « Nombre de nos locataires ont une situation précaire qui les empêchent de se déplacer ». 

Autant de raisons qui ont entrainé une démission collective. « S’il y a une dérive on saura nous trouver et nous demander pourquoi nous n’avons rien fait. Je veux bien prendre mes responsabilités mais je veux les moyens de le faire. Je veux être écouté et pouvoir peser sur les décisions ». 

L’élu espère maintenant qu’une solution sera trouvée entre les différents conseils généraux pour « une gouvernance » en accord avec les trois départements. Pour l’heure, en l’absence de la totalité des élus du Val d’Oise et des Yvelines, la structure est gérée par le préfet des Yvelines. « Cela ne remet pas en cause le fonctionnement de l’OPIEVOY », précise Xavier Péricat.