Alors que le Plan Régional Santé (PRS) est soumis à la consultation des collectivités territoriales en cette fin d’année, le Parti Communiste du Val d’Oise s’inquiète. « Malgré le désaveu de la majorité des collectivités locales du temps de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui nous sommes étonnés de voir ici ou là, que l’avis défavorable donné en 2011 a tendance à se transformer en avis favorable », déclare Jean-Michel Ruiz, chef de file de la fédération.

 La version 2012 du PRS n’a pas convaincu le PCF 95. Bien au contraire, il inquiète les communistes valdoisiens qui, comme en 2011, tirent la sonnette d’alarme. En cause notamment, les 26 volets qui constituent le Schéma Régional d’Organisations des Soins (SROS) hospitalier. « Un SROS qui est loin de répondre aux nouveaux défis et nouvelles responsabilités et qui continue dans la même voie, du rapprochement public-privé, du manque de moyens, de la réduction des services », estime le Parti Communiste du Val d’Oise.
 
Et de rappeler les difficultés du Val d’Oise : « Les hôpitaux du département sont particulièrement frappés par la politique de santé mise en place avec les menaces qui continuent de peser sur la radiothérapie et la rythmologie à Argenteuil, le risque de voir concentrer les urgences de nuit et de week-end sur le seul hôpital de Pontoise et les nombreuses suppressions de lits ou de services dans les autres hôpitaux »

Alors que les élus locaux participent à la consultation sur le Plan Régional Santé, le PCF 95 critique le manque d’attention porté aux remarques déjà formulées. « A aucun moment l’ARS n’a jugé bon d’introduire dans ce Plan, les réflexions issues des Assises régionales et départementales de la santé, organisées par le Conseil régional », fustige-t-il. Hostiles a la version 2012 du PRS, les communistes appellent « les élus de gauche et plus largement tous les élus, à voter contre ce document dans l’ensemble des collectivités du Val d’Oise. »