Le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a évoqué mardi, lors de son audition devant la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale, un surcoût de 10 milliards d’euros pour le projet de supermétro automatique Grand Paris Express. « Bien sûr qu’on sait que cette opération sera fatalement plus coûteuse, on le sait depuis le début », a déclaré l’élu.

 Destinée a désengorger un réseau vieillissant, saturé et passant systématiquement par le centre de la capitale, la mise en œuvre du Grand Paris Express risque de se révéler plus compliquée que prévu. Jean-Paul Huchon parle d’un chiffre « qui risque d’être de l’ordre de 30 milliards au lieu de 20 milliards ». Une somme prévue dans l’accord-cadre signé en janvier 2011 entre la région et l’Etat. Difficile alors de trouver des fonds en temps de crise pour ce projet voulu par l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Selon le président de la Région, « une grande partie » de ce qui pourrait expliquer ce surcoût « sont les interconnexions, les nouvelles gares », au nombre de 72 pour rythmer les 200 km de nouvelles lignes en rocade autour de Paris.

Opposée à la création du supermétro, lorsqu’elle était chef de file des écologistes au conseil régional d’Ile-de-France, Cécile Duflot, désormais en charge du dossier, n’a eu de cesse de dire que l’Etat poursuivrait ce chantier, qui doit voir le jour à l’horizon 2025. Son entourage explique maintenant attendre la « remise du rapport Auzannet qui doit avoir lieu d’ici une semaine au plus tôt ». La ministre a en effet mandaté cet ancien de la RATP, pour rédiger un document qui doit faire le point sur le coût estimé de du projet.