Alors que le rapport Auzannet, expertise sur le calendrier pluriannuel de réalisation et de financement du projet de métro automatique Grand Paris Express, sera remis demain à la ministre en charge du Grand Paris, Cécile Duflot, le député maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy s’inquiète. « Selon nos informations, ce rapport comporterait des propositions inacceptables pour le nord-est francilien », explique l’élu. 

 Pascal Auzannet, ancien de la RATP, a été chargé par Cécile Duflot de rédiger un rapport sur le calendrier et le financement de la réalisation du supermétro du Grand Paris. Un document qui sera remis demain à la ministre. Pourtant Jean-Pierre Blazy explique posséder quelques informations. Selon lui, le rapport Auzannet comporterait « des propositions inacceptables pour le nord-est francilien ». Le député va plus loin en annonçant que « la réalisation de la ligne rouge entre Le Bourget RER et Roissy-CDG serait renvoyée entre 2025 et 2040 ». Et il en irait de même pour le grand arc nord-est qui dessert Le Blanc-Mesnil, Aulnay-sous-Bois, Sevran, Clichy-Montfermeil, Chelles et Noissy-Champs. « Autant dire, un abandon de ces deux tronçons », s’inquiète l’élu qui dénonce, si ces éléments devaient être confirmés, « une provocation ». Et d’ajouter : « Nos territoires comptent parmi les plus pauvres de France. Il est hors de question que des experts foulent au pied les espoirs des habitants et de leurs élus et abandonnent nos territoires aux oubliettes du Grand Paris ».

Un enjeu de taille pour le maire de Gonesse, alors que la réalisation du métro du Grand Paris conditionne entre autre la réalisation du projet Europa City. Même si le Grand Paris aura été l’un des projets phares de la présidence de Nicolas Sarkozy, il ne souhaite pas voir le nouveau gouvernement socialiste enterrer les espoirs de son territoire. « Aujourd’hui, le gouvernement actuel doit gérer cette situation. Il doit prendre ses responsabilités et rechercher un mode de financement qui permette de faire le réseau de métro automatique tel que prévu et dans le calendrier prévu par le décret d’août 2011 », juge l’élu.