Il devait tenir une conférence de presse pour annoncer sa décision de quitter ou non l’UMP pour l’UDI. Aujourd’hui, François Scellier préfère attendre de voir l’évolution de la crise interne avant de se prononcer. Le député de la 6e circonscription et doyen de l’Assemblée Nationale n’exclut pas de partir si l’union n’est pas rétablie. « Je ne veux pas choisir entre les deux groupes », explique-t-il. 

« Je reste à l’UMP pour le moment ». François Scellier n’a finalement pas cédé aux sirènes de l’Union des démocrates indépendants (UDI), pas encore. Car le député s’interroge. « J’ai annulé ma conférence de presse parce qu’un accord [entre François Fillon et Jean-François Copé, NDLR]se profilait », précise-t-il, sans pour autant écarter la piste d’un départ. Comme d’autres élus UMP déçus, il pourrait rejoindre la formation tout juste créée par Jean-Louis Borloo. « Je suis à l’origine un radical », rappelle-t-il. Et d’ajouter : « Je suis à l’UMP pour me battre contre les socialistes »
 
François Scellier conditionne ainsi sa décision au maintien ou non d’une unité du parti : « Je ne veux pas choisir entre les deux groupes. J’attends la disparition du deuxième groupe UMP ». Celui qui se qualifie aujourd’hui d’« apparenté UMP » ne serait pas le seul à s’intérroger sur son avenir. « Beaucoup réfléchissent. Ca se sent au Conseil général », explique-t-il. « Des élus comme Lionel Georgin, Daniel Desse ou Patrick Decolin se sont mis en congé de l’UMP ».

Suffisant pour craindre un exil massif vers l’UDI à l’échelle départementale ou nationale ? Du côté de la fédération valdoisienne, on attend encore de connaître l’impact réel de la crise à l’UMP sur le nombre d’adhésion. « Aujourd’hui je suis dans l’ignorance totale », explique Michel Montaldo, en charge de l’Union des démocrates indépendants dans le département. « L’UDI nationale attend la validation de la CNIL, donc nous n’avons aucun retour de listing pour le moment ». S’il précise qu’il saura « le 31 janvier », l’élu relativise l’ampleur des départs d’élus UMP en faveur de l’UDI. « On sait qu’il y en a, mais pas autant que vous pouvez l’imaginer. Il y a a aussi beaucoup d’anciens MoDem »
 
 
 
 
 
François Scellier avec l’UMP mais rattaché à l’Union des radicaux centristes, indépendants et démocrates

S’il siège bien avec le groupe UMP, Francois Scellier a cependant décidé d’être rattaché à l’Union des radicaux centristes, indépendants et démocrates dans le cadre de la législation sur le financement de la vie politique. Un dispositif qui permet à chacun des députés de choisir à quel parti ou groupement politique il souhaite voir verser une somme d’argent chaque année. Un chèque de 42 000 euros que le doyen de l’Assemblée Nationale avait décidé d’attribuer à un autre groupe que l’UMP. « Au moment de faire ce choix, comme j’étais en colère contre l’UMP. J’étais sur le point de rejoindre l’UDI », explique l’élu. « Je voulais sanctionner l’UMP », précise-t-il.