Remis la semaine dernière à la ministre du logement et de l’égalité des territoires, Cécile Duflot, le rapport Auzannet n’en fini pas de s’attirer les foudres des élus d’Ile-de-France. Arnaud Bazin, président du Conseil général du Val d’Oise a signé aux côtés de Valérie Pécresse, présidente du groupe Mouvement Populaire à la région Ile-de-France et des présidents des Conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines, une pétition « pour sauver le Grand Paris ».

 Les conclusions du rapport Auzannet sur le Grand Paris Express ne font pas l’unanimité. Le document essuie même depuis la semaine dernière nombre de critiques. Dernière protestation en date, celle des présidents des Conseils généraux des Hauts-de-Seine, des Yvelines et du Val-d’Oise, Patrick Devedjian, Alain Schmitz et Arnaud Bazin. Aux côtés de Valérie Pécresse, chef de file de l’opposition UMP régionale, ils ont lancé une pétition auprès des élus franciliens pour sauver le Grand Paris. « Au lieu d’apporter enfin les assurances attendues par les élus de tous bords, le rapport Auzannet renforce au contraire les craintes qui se sont fait jour depuis plusieurs mois », fustigent les présidents. 

Pour eux, le report de la construction de certains tronçons « bouleverse en profondeur le projet tel qu’il avait été conçu ». Et de rappeler la nécessité selon eux de s’en tenir aux calendrier initial : « Séquencer le projet c’est reproduire les erreurs du passé : construire des bouts de tronçons, sans cohérence entre eux, ne peut que conduire à l’asphyxie et à la saturation totale des transports ». En outre, le risque de freiner le développement économique de certaines zone est pour eux bien réel. « De larges zones du territoire francilien risquent de se trouver dépourvues de moyens de transports modernes et efficaces, mettant ainsi en péril de nombreux projets de développement économique », arguent les élus.

 Ils en appellent désormais directement au chef de l’Etat, François Hollande, à qui ils demandent « de prendre des engagements clairs, fermes et définitifs, en particulier sur le plan financier,  pour affirmer que l’intégralité du réseau Grand Paris Express, tel qu’il a été conçu et tel qu’il résulte de l’accord entre l’Etat et la région du 26 janvier 2011, sera réalisé dans les délais initialement prévus ». Valérie Pécresse a pour sa part demandé à Cécile Duflot d’être reçue « dans les meilleurs délais afin de réaffirmer la plus vive préoccupation des élus franciliens devant ce qui s’apparente à une réelle menace de découpage du Grand Paris Express ».