Comment se ment, créer du commencement, se nettoyer de l’avant pour recommencer, pour faire, défaire et pour reconstruire du présent. De la préparation au rituel, du tâtonnement à la virtuosité, ce solo avance masqué à travers des évocations et explore le dédoublement de personnalité et la multiplicité. Se déployant en une suite de préludes, l’autoportrait se dessine par petites touches, accumulant événements presque semblables et moments répétés et construit un va-et-vient entre présent et mémoire.

Prélude : nom masc. en musique, à l’origine, le prélude est un développement des improvisations de l’artiste qui se prépare à jouer et lui permet de vérifier l’accord de son instrument. Dans la tradition française du XVIIe siècle, ce caractère improvisé est souligné par le fait qu’il est souvent non mesuré, c’est à dire que la partition n’indique pas la place des barres de mesure, ni la durée relative des sons. L’interprète dispose donc d’une grande liberté d’exécution qui lui permet de mettre en valeur sa virtuosité ou sa sensibilité.

Chorégraphie / interprétation : Fabrice Ramalingom • Musique : Chloe Thévenin (Kill The DJ) • Lumières : Maryse Gautier • Vidéo : Laurent Rojol
Durée : 50 mn
www.rama.asso.fr

Transfiguration, quand le visage perd sa face. Olivier de Sagazan accomplit, à travers cette performance inédite proche du rite, la transformation en mouvement d’un visage qui perd peu à peu ses traits d’hommes. La mise en scène épurée concentre l’attention du spectateur sur l’artiste, seul sur le plateau avec pour unique matériau de l’argile. Il se modèle un nouveau visage sous nos yeux, une identité qui se forme et se déforme. Il s’agit bien là d’une mutation, métamorphose flirtant avec le monstrueux pour tenter de dévoiler la part d’étrangeté enfouie en lui.
L’artiste plasticien, fait basculer de façon spectaculaire l’existence du personnage qu’il incarne, un employé de bureau sans histoire, dans une quête éperdue de saisir sa véritable identité.
Cet enthousiasme pour la décomposition laisse entrevoir le besoin fondamental de lever les tabous sur cette « Sainte Face » pour en revenir à une simple « tête viande » comme disait Deleuze à propos du peintre Bacon. L’expressivité de cet acte soumis au regard du spectateur provoque les consciences et rappelle autant la fragilité immense du visage que l’innommable qui l’habite.

Durée : 20 à 30 mn
www.nefdesfous.free.fr

Vendredi 1er février  à 20 h 30
A l’auditorium de Coulanges à Gonesse

Une soirée 2 spectacles
« Comment se ment »

Par Fabrice Ramalingom • Compagnie chorégraphique R.A.M.a
Danse

« Transfiguration »
Par Olivier de Sagazan
Performance plastique

Plein tarif 13€ tarif réduit 8 €
Public : Ados, Adultes

Renseignements et réservations : 01 34 45 97 60