Instituteur, puis directeur et professeur, Pierre Vacher a publié un livre sur l’évolution de l’école. Une mutation qu’il a vécu pendant 37 années, jusqu’à sa retraite en 2008. 

C’est l’histoire d’un habitant d’Osny. L’histoire de l’école également. Pierre Vacher a enseigné pendant 37 ans, jusqu’en 2008. Une expérience qui l’aura poussé à ne jamais quitter l’école, qu’il a découvert en tant qu’écolier, collégien et élève-maître, puis professionnellement comme instituteur, directeur et professeur des écoles. Un parcours qui lui a permis de vivre de l’intérieur les transformations scolaires au fil des années.  

Dans son ouvrage, intitulé « Mémoires courtes d’un institausore », l’ancien enseignant dresse un état des lieux du système éducatif dans les écoles élémentaires. Mutations technologiques, de la craie à la tablette, relations humaines et administratives, évolutions des programmes scolaires et des méthodes pédagogiques, le livre se veut être le témoin de plusieurs décennies de changement.  

L’ouvrage est résolument pessimiste. Pierre Vacher y distille ses considérations personnelles et manifeste sa circonspection pour l’avenir. Un livre témoignage qui s’adresse ainsi autant aux « anciens hussards crayeux de la République » qu’aux « enseignants connectés de ce début de millénaire ».

Extrait : Mémoires courtes d’un institosaure                       
© Editions Kirographaires
                                 
AVERTISSEMENT

Ce livre n’est pas le résultat d’une  énième enquête sur l’école et le milieu enseignant. Ce livre se veut le témoignage  d’un itinéraire personnel dans le cadre d’un parcours professionnel. Il fait  état  des évènements vécus, des sentiments éprouvés, des impressions ressenties et de considérations générales plus ou moins partagées sur le métier d’enseignant et sur l’état de l’école. Il ne se prétend pas être une vérité définitive. Il est écrit en souvenir des milliers d’élèves, des centaines de collègues, des différents acteurs du système  éducatif rencontrés au cours de la carrière,  avec l’évocation des plaisirs et  des  complications  survenus dans l’accomplissement de  ce qu’il est coutume d’appeler  "le plus beau métier du monde".

 
Pierre Vacher, mai 2011