« Secondes peaux,  titre générique, est venu tout naturellement pour donner un point d’encrage commun à trois démarches singulières où les plasticiennes de la Corne du zèbre ont tenté de rendre à l’enveloppe son corps unique, ou peut être l’inverse d’ailleurs, et d’offrir au corps des peaux qui lui ressemblent vraiment.

Une Seconde peau, comme une mue dont on se dépouillerait en la livrant aux regards, enveloppe protectrice d’un espace intérieur.  Non pas une peau dessus, mais une peau dedans. Révélatrice de ce qui est caché. Une seconde peau qui peut revêtir diverses formes, de l’habit à l’habitat.
Le corps, s’il n’est pas figuré, est omniprésent dans le geste, la trace, malgré son absence. Le corps avec ses intimités, ses histoires, ses enfermements.
Formes parfois très simples et dépouillées, qui s’accompagnent de sensations physiques (le manque, la douleur, la sensualité…) et de la volonté d’attiser la perception du regardeur pour la ramener à son propre corps, à sa propre peau : pellicule infime qui le relie au monde, à l’espace, à la confrontation physique avec les pièces.

Volonté aussi du geste artistique de mettre en forme ces sensations et de les livrer aux regards en prenant le pari de les faire ressentir aux autres.
Cet ensemble de pièce est aussi prétexte à la rencontre. Les artistes proposent ici d’éprouver et parfois de toucher, expériences absurdes, drôles, dérangeantes  ou  poétiques comme le souvenir d’émotions, de traces, que nous connaissons tous à travers l’extraordinaire réalité qu’est notre incarnation.
Seconde peau d’un corps, que nous habitons tous, avec notre vécu, nos peurs, nos blessures, mais aussi nos rêveries. »
Audrey Bastard, Handska Françoise, Véron Goldstein

Jusqu’au 3 mars, les samedis et dimanches de 14h à 18h,
exposition Secondes peaux
du collectif La Corne du Zèbre,

en semaine sur rendez-vous.
Entrée libre
01 34 48 00 10

Galerie d’art contemporain
5 rue du Montcel à Auvers sur Oise