Il y a quelques jours, le Conseil municipal d’Argenteuil votait une délibération visant à subventionner, à hauteur de 5 000 €, le fond de soutien aux salariés de PSA Aulnay-sous-Bois. Un chèque « illégal » s’insurge le collectif Légitime dépense qui a écrit au préfet pour lui demander d’annuler la decision.

 Une mairie ne doit pas « octroyer une subvention à des grévistes quelle que soit l’entreprise concernée ou le motif du conflit social ». Le message est clair pour le collectif Légitime dépense qui vient d’adresser un courrier au préfet du Val d’Oise. En cause, l’attribution par le Conseil municipal d’Argenteuil d’une aide de 5000 euros aux salariés grévistes du site PSA d’Aulnay-sous-Bois. 

« En acceptant une telle mesure,  la municipalité d’Argenteuil crée un précédent et se rend également coupable de discrimination puisque sa subvention favorise uniquement une catégorie de personnel appartenant à une entreprise », dénonce l’association, qui pointe du doigt la situation de sociétés telles que Renault, également en difficulté. « La municipalité d’Argenteuil octroiera t’elle également une subvention pour les grévistes de ces entreprises ? »

Et de rappeler que la 4e ville d’Ile-de-France connait également des problèmes financiers : « Alors que notre ville accroit son endettement d’année en année, notamment en transférant cette dette à la Communauté d’Agglomération, notre association s’élève fortement contre l’ensemble des dépenses inopportunes voire illégales de la municipalité et de l’iniquité de cette subvention ». 

Légitime dépense entend désormais faire annuler la décision du Conseil municipal, comme elle l’avait déjà fait en 2010 pour une aide de 10 000 euros au profit des salariés grévistes de la poste.

A noter que le collectif condamne également la délibération adoptée par le Conseil municipal de Gonesse il y a quelques jours, attribuant 5000 euros aux salariés grévistes de PSA Aulnay, dont plusieurs sont originaires de la commune.