Alors que les enseignants sont appelés à se mettre en grève ce mardi 12 février pour protester contre la réforme des rythmes scolaires, la fédération PS95 monte au créneau pour défendre le gouvernement. Les socialistes valdoisiens sont formels : « Le cœur du projet est l’intérêt de l’enfant ».

 Loin de faire l’unanimité, le projet de réforme des rythmes scolaires a poussé de nombreux enseignants de l’école primaire à se mettre en grève le 12 janvier. Dans le même temps, le Parti Socialiste du Val d’Oise prend la défense du gouvernement. « La jeunesse est la grande priorité du gouvernement de François Hollande et conformément à ses engagements, c’est aujourd’hui une réalité avec la refondation de l’Ecole de la République », affirme-t-il. 

Et de justifier l’importance d’une évolution des rythmes scolaires : « Les voix sont unanimes pour reconnaître que les journées sont trop chargées, et que les élèves doivent pouvoir bénéficier d’un temps de travail plus adapté à leur rythme biologique. » La gauche tente également de rassurer les instituteurs inquiets, rappelant que « cette réforme n’augmente pas le temps de travail des enseignants, qui reste à 108 h mensuelles ».
 
Pas de charge de travail supplémentaire et une meilleure reconnaissance insiste le PS95, qui annonce « une prime annuelle de 400€, quand la précédente majorité avait pour programme d’augmenter la charge de travail des enseignants sans aucune contrepartie financière ».

La gauche n’entend cependant pas agir sans consulter les différents acteurs. « Il est impératif de maintenir la concertation avec les enseignants et de continuer à faire preuve de pédagogie pour convaincre les français du bien-fondé de cette réforme », insiste-t-elle, précisant que « la fédération du PS95 organise dès maintenant des rencontres avec les différents partenaires éducatifs locaux, fédérations de parents d’élèves, syndicats d’enseignants, syndicats d’étudiants, associations d’éducation populaire ».