Nouvelle exposition de Jonathan Abbou, photographe : « Dans le mouvement ancestral de la jouissance des chairs naufragées, elles boiront souvent la tasse… ! ». Cette rétrospective intitulée, « Des Fictions Urbaines à Olympia », présente aux cimaises plus de soixante-dix œuvres, autour des extraits  choisis par l’artiste. « Flash back » sur la carrière d’un alchimiste… L’homme de Montreuil déambule quasi hypnotique dans l’espace Gingko’Art.

Une errance, une transe photographique autour des passions humaines. L’artiste nous aborde sur la discordance entre la réalité et le jeu des apparences. De temps à autre Jonathan voit clair, les écorchures sont bien sincères, la gélatine livre alors ses mystères ; lui y voit la mort griffer l’émulsion, comme pour empêcher ces filles, ses modèles,  de devenir immortelles. Effacer pour ne plus voir, recomposer l’espace et le mouvement. Réalité d’un temps qui est le sien : inventer, le maximalisme ; chercher des harmonies, peut être des réponses au déséquilibre de l’équilibre statique dont est prisonnière la photographie.

Biographie simplifiée :
C’est à Toulouse en 1991 que Jonathan Abbou débute réellement la photographie. Fasciné par le monde étrange révélé par Diane Arbus, il réalise ses premières photographies avec des personnages atypiques. Parallèlement à la prise de vue, il perfectionne la maîtrise du tirage ainsi que des procédés alternatifs – virages, colorisation, etc. – ce qui lui permettra d’élargir son champ d’expression à l’intérieur du domaine de l’argentique. En 1996 il s’installe à Paris, où il réalise de nombreuses expositions, notamment la vitrine de la bibliothèque du Centre Beaubourg pour la sortie de son premier ouvrage Érotiques Esquisses qui lui vaudra une excellente critique dans le magazine Artpress.

Durant l’année 2000 suivra un deuxième ouvrage, Fiction Urbaine, qui lui vaudra une autre critique d’Artpress, et qui lui donnera l’occasion de réaliser une exposition dans le cadre des Rencontres d’Arles, en 2001 et à la Maison des Photographes à Paris, en 2002. (source wikipédia) Jonathan Abbou est né le 27 décembre 1967 ; l’artiste réside et travaille à Montreuil et à Paris. Il débute la photographie en 1989 puis s’inscrit aux cours d’art plastique à l’université  Paul Valérie de Montpellier. En 1991, il commence des études de psycho à l’université de Toulouse, en parallèle de son inscription à l’École de photographie de Toulouse. 1994 /1996, ses premières vraies expositions, ses premiers contacts avec le public et la  considération  des photographes Philippe Assalit et François Canard qui le soutiendront dans ses recherches. En 1996 Jonathan obtient son D.E.S.S. de psychologie clinique et pathologique – Université, Paris 8 – alors qu’en parallèle il produit presque frénétiquement des clichés d’une extraordinaire qualité. Depuis il n’a cessé de produire et d’exposer.

Bibliographie :
Les ouvrages de références.
« Fiction Urbaine », une histoire de Jonathan Abbou. Photographies peintes, Aliénor  2000 – 96 pages

« Érotiques  Esquisses », suivies  de Visions Urbaines Parution, Jonathan Abbou, photographe, textes d’Isabelle le Charpentier 1998 – 96 pages. Photographies noires et blancs colorisées.

Les Portfolios.
« Pose lente », Chez Higgins. Jonathan Abbou, Pose lente, Texte de Stéphan Lévy-Kuentz – N°50 de la collection Érotica – Portfolio contenant 15 photographies originales réalisé à seulement 30 exemplaires, signés par l’artiste, le chroniqueur et l’éditeur. « Dans ce harem nocturne, onirique et chaste, flottent des corps dilettantes dont le milieu naturel semble être la pénombre des alcôves… »
 
« Le petit monde d’Otto », Chez Higgins – Jonathan Abbou, Le petit monde d’Otto
Texte de Romain Slocombe – N°39 de la collection Érotica – Portfolio contenant 15 photographies originales réalisé à seulement 30 exemplaires signés par l’artiste, le chroniqueur et l’éditeur.

Jonathan Abbou – « Double je… », Chez Higgins. Texte de Stephan Levy-Kuentz
Format : 30 X 30 – 160 pages – Édition limitée à 50 exemplaires comprenant trois tirages couleur sur papier argentique dans un format homothétique au 25×25 cm signés par l’artiste et comportant le cachet de l’éditeur.

Exposition au Gingko’Art de Pontoise, du vendredi 1 mars au 1 mai