Après avoir pris connaissance des conclusions d’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes, publiées par Le Parisien Yvelines, suite à un audit de l’OPIEVOY, Xavier Péricat, conseiller général (UMP) du Val d’Oise s’inquiète. L’ancien administrateur démissionnaire estime que le document confirme ses craintes sur la situation financière de l’office HLM.

 En novembre dernier l’ensemble des conseillers généraux du Val d’Oise et des Yvelines décidait de quitter le conseil d’administration de l’Office Public interdépartemental du Val d’Oise et des Yvelines (OPIEVOY) en signe de protestation contre la politique de l’office HLM [voir notre article]. Notamment dénoncés à l’époque, la gestion comptable de la structure et la place du Val d’Oise considéré comme « laissé pour compte ». Les élus réclamaient alors un audit. 

Aujourd’hui, une expertise a bien été programmée. « Les premières conclusions de l’audit confirment nos inquiétudes et celles de nos collègues Conseillers généraux des Yvelines quant à la situation financière de l’Office HLM qui compte plus de 50 000 logements en Ile-de- France », se désole Xavier Péricat. Pour lui, le rapport de la chambre reprend les interrogations formulées par les administrateurs.
 
Concernant la nécessité d’une meilleure maitrise des impayés, l’élu valdoisien précise que la question a bien été abordée : « Nous avons eu plusieurs fois ce débat en Conseil d’Administration et je me suis battu contre des abandons de créance que j’estimais trop importants et trop rapidement prononcés »
Idem pour la « nécessite de réduire la voilure du Plan Moyen Terme (PMT) des Investissements afin de ne pas compromettre l’avenir ». Selon Xavier Péricat, « les administrateurs valdoisiens et yvelinois ont plaidé pour une réduction des Investissements mais aussi pour un rééquilibrage entre les départements et notamment le Val d’Oise parent pauvre de l’OPIEVOY ».
 
Quant à la vente du patrimoine parisien pour équilibrer les comptes à court et moyen terme, l’élu est formel : « la vente du patrimoine peut correspondre à des décisions stratégiques mais il n’est pas souhaitable que cette vente ne soit motivée que par la nécessité de trouver des liquidités ». Des logements qui pourraient être, selon Le Parisien Yvelines, vendus « en dessous des prix du marché ».