Suite au débat d’orientation budgétaire de Franconville, l’opposition municipale socialiste s’inquiète, alors que le désendettement de la commune sera moins important que prévu et que la mairie devra emprunter. Le sénateur maire UMP, Francis Delattre, souligne pour sa part que les impôt n’augmenteront pas et que le ville continuera même d’investir. 

 Des chiffres « alarmants ». Le groupe d’opposition municipale « Franconville citoyenne » ne cache pas son inquiétude après le débat d’orientation budgétaire 2013. « La commune a vendu pour près de 10 millions d’euros de terrains municipaux depuis 2010 et la dette n’a reculé que de 4,3 millions d’euros sur la période. La vente des terrains a surtout permis à la majorité municipale de boucler les différents budgets », juge la gauche. Pas suffisant pour les élus d’opposition, alors que les prévision de la ville étaient plus optimistes il y a quelques mois selon eux. Et de citer la lettre du maire de novembre 2012 dans laquelle Francis Delattre écrivait que « pour l’ensemble des investissements de 2011-2012-2013, la commune n’a pas eu et n’aura pas recours à l’emprunt ». Ce qui devait contribuer « à faire baisser sa dette de 8,4 M€ ». Trois mois plus tard, le compte n’y est pas selon eux : « Le montant du désendettement est de 4,3 millions d’euros et la ville empruntera 3,5 millions d’euros en 2013 »

Pour l’opposition, « la commune est entrée dans une spirale négative », le niveau d’épargne n’ayant « jamais été aussi faible » et ses ressources propres ne suffisant « pas à répondre aux dépenses de la collectivité, notamment à la réhabilitation des bâtiments scolaires ». Celle-ci pointe ainsi du doigt les « effets négatifs de la gestion financière de la commune ».
 
« L’opposition socialiste n’appréhende même pas le début des fondamentaux »

Une vision bien différente de celle du maire, Francis Delattre. Alors que la gauche estime que « le programme de réhabilitation des écoles a pris un retard considérable », les écoles Jules Ferry et de la Fontaine Bertin n’ayant « toujours pas été réhabilitées » malgré « un engagement électoral de 2008 » du maire, celui-ci se défend. « Alors que les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales stagnent et qu’en réalité elles baissent en euros constants depuis trois ans, alors que le partenaire départemental endetté par le passage socialiste aux affaires est en difficulté, la commune de Franconville investit néanmoins 13 millions d’euros pour la rénovation et la construction des écoles dans son budget 2013 », précise-t-il.

L’élu rappelle également que pour la 14e année consécutive, la ville n’augmentera pas ses impôts. Ce qui amène selon lui l’opposition socialiste « à communiquer sur une mauvaise gestion de la ville dont en réalité, elle n’appréhende même pas le début des fondamentaux ». Etde conclure : « Ces deux dernières années, nous avons diminué notre endettement de 4,3 millions d’euros, nous investissons et soutenons les activités locales et associatives, nous contrôlons nos dépenses de fonctionnement et maintenons l’intégralité des services à la population. En 2013 nous empruntons 3,5 millions d’euros pour 13 millions d’investissement, c’est-à-dire l’exacte somme correspondant au remboursement de la dette ainsi stabilisée ».