A premier abord l’autoportrait, aux yeux de tous, désigne une représentation physique de l’artiste par l’artiste. Comme une identité, comme un « profil ». L’autoportrait ne se limite pas à cette vision un peu académique et directe. C’est l’image que nous renvoie le miroir pour soi-même, l’artiste est son propre modèle. Il ne se réduit pas à un monologue avec lui-même, c’est aussi un dialogue avec le spectateur…

L’autoportrait est une sorte d’introspection, c’est l’analyse de soi-même pour affirmer les éléments forts qui feront  que l’on vous reconnaisse. Une manière aussi de s’amuser de soi, de se mettre dans le tableau. Matisse disait «  je ne fais pas une tête je fais un tableau ». Francis Bacon qui adorait la radiographie disait « l’image doit sembler venir de l’abstraction, mais rester quand-même une figuration de la manière la plus violente possible.  Autoportrait et représentation de soi, ce n’est pas ce que nous cherchons particulièrement. Se représenter ? Oui à chaque fois que l’on expose, on s’expose, et qui dit s’expose, se montre à travers ses œuvres. La représentation reconnaissable de l’œuvre par une figuration précise n’est pas la seule preuve identitaire d’un tableau. Puisque si on met de côté l’autoportrait il nous est facile de reconnaître, un Matisse, un Miro, un Cézanne, un Tapies etc. C’est pourquoi la vérité est aussi ailleurs et parfois plus forte ailleurs que dans l’autoportrait, elle est relayée à travers une analyse  plus profonde un peu dans un esprit scientifique, l’A.D.N. ne trompe pas, les traces représentent bien une présence. L’œuvre, peinte ou sculptée, qu’elle soit figurative, ou subjective, abstraite, est bien un autoportrait sous toutes ses formes. Toutes ses formes ? Il en est question à travers notre exposition, elle montre différentes expressions plastiques figuratives ou subjectives. Il faut parler du subjectif car il s’agit bien de faire passer aussi nos sentiments, nos ressentis. Cette exposition se veut de déclencher quelques réflexes d’analyses sur les expressions différentes de chacun de nous trois. Les sentiments très forts de certaines œuvres vont au de-là de la forme. C’est aussi une volonté d’exprimer sa sensibilité plus loin que la simple représentation physique. L’œuvre du ressenti qui est bien la preuve de l’existence de l’artiste. A travers les sculptures de Capala, on peut  s’apercevoir que le choix des matériaux, ont une signification très symbolique, ils sont très présents. Elle est dedans, comme une fusion d’elle-même.  Avant de présenter une abstraction presque totale de l’autoportrait, une série importante de portraits feront le lien entre l’autoportrait et l’abstrait. L’autoportrait suivi du portrait, permet de pousser plus loin le goût à faire des têtes, à imaginer d’autres têtes que la sienne, toutes autant captivantes, elles sont bien vivantes et offrent des regards nouveaux, combien réalistes. L’exposition a pour but de démontrer qu’à travers la peinture et la sculpture, toute œuvre est un autoportrait.

Michel Savattier, peintre


« Profil »  autour de l’autoportrait, du portrait à l’abstraction
Capala peintre sculpteur, Nozet Faucon peintre, Michel Savattier peintre

Du 16 au 24 mars de 15 h  à 18 h –  entrée libre

Chapelle du parc de la Mairie, entrée 6 rue de Montmorency à Montmagny

Parking autour de la Mairie toute proche, rue de Montmorency, Ruelle des Jardins, Rue du 11 novembre 1918. Pour les personnes se garant autour de la Mairie, traverser le parc boisé situé derrière l’édifice pour arriver jusqu’à la chapelle. Fléchage assuré.
Renseignements : Centre Culturel ART’M : 01.39.83.78.83 ou par e.mail : centre.culturel.artm@wanadoo.fr