Alors que l’Assemblée nationale examinera dans les prochaine semaines le projet de transposition dans la loi de l’accord sur la « sécurisation de l’emploi », le Parti Communiste du Val d’Oise s’insurge. Il rend publique une lettre adressée aux députés  de gauche valdoisiens dans laquelle il dénonce notamment la validation d’une accord entre le MEDEF et trois syndicats « minoritaires ».

Les 5 mars, des milliers de personnes défilaient contre l’accord sur la sécurisation de l’emploi signé entre le MEDEF et plusieurs syndicats. Aujourd’hui, le Front de Gauche 95 rend public un un courrier adressé aux députés de gauche du Val d’Oise, qui devront prochainement examiner à l’Assemblée nationale le projet de transposition dans la loi du texte. « Les syndicats CGT et FO n’ont pas paraphé un accord qui fait la part belle au patronat au détriment des salariés-es de notre pays », fustige ainsi Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF95. Selon lui, il n’est pas normal pour une majorité de gauche « d’accepter qu’un accord ne respectant pas la règle majoritaire, les trois syndicats signataires sont minoritaires, soit validé ». L’occasion également de critiquer une nouvelle fois une tribune, notamment signée par Dominique Lefebvre, évoquant « une avancée au nom de la démocratie sociale ».

Dans leur lettre, les communistes demandent aux députés de s’opposer « à ce que le MEDEF appelle la sécurisation des licenciements qui vise à réduire les possibilités des salariés victimes de plans sociaux ou de préjudices de faire valoir leurs droits devant la justice ». Ils leurs réclament cependant « d’inscrire des mesures efficaces contre la précarité en limitant le recours aux CDD et aux contrats à temps partiels imposés ». Et d’ajouter : « Il faut assurer une véritable sécurité d’emploi et de formation, il faut interdire les licenciements boursiers et les ruptures conventionnelles du contrat de travail, réviser les modalités du licenciement économique pour éviter les licenciements répétés, donner aux comités d’entreprise un droit de veto sur les plans de licenciements avec obligation d’étudier les plans alternatifs et élargir au maximum d’entreprises la présence de représentants des salariés… »