Le 26 mars, les forces de l’ordre on évacué le camp de Roms situé au 85 rue Charles de Gaulle à Deuil-la-Barre. Aujourd’hui, la Ligue des Droites l’Homme dénonce l’intervention de la police, alors que les familles expulsés avaient formulé une demande devant la justice pour obtenir un sursis et que celle-ci devait se prononcer le 5 avril.

 Alors qu’un camp de Roms a été démantelé à Deuil-la-Barre, la Ligue des Droites l’Hommes monte au créneau. Dans un courrier adressé au préfet Jean-Luc Nevache, elle condamne en premier lieu la manière : « Les forces de police sont intervenues à six heures du matin comme pour surprendre des malfaiteurs ». Autre critique, le fait que les habitants du camps et leur avocat n’aient pas été informés de leur expulsion « au moins un ou deux jours avant leur expulsion », ce qui leur aurait permis « de préparer bagages et moyens de transport plus calmement et sans pression policière ».  La Ligue des Droites l’Homme cite l’ancien camp de Montmagny en exemple, pour etayer la thèse selon laquelle dans nombre de cas « les familles partent d’elles même avant l’arrivée de la police ou sont prêtes au départ le jour dit ».
 
Une action d’autant plus incompréhensible pour elle qu’une demande de sursis avait été déposée. Celle-ci devait être étudiée le 5 avril prochain par le TGI de Pontoise. « Même si celle-ci n’est pas suspensive, vous faites exception à la règle généralement adoptée qui consiste justement à attendre la décision du juge de l’exécution pour expulser », écrivent les militants de la  Ligue des Droites l’Homme au préfet.