Dans une contribution posté sur Le Plus, espace participatif du Nouvel Observateur, le député-maire d’Argenteuil, Philippe Doucet formule deux propositions « pour respecter l’engagement de François Hollande » sur la laïcité. 

 L’élu suggère de « supprimer le délit de blasphème », qui perdure dans le code pénal d’Alsace-Moselle aux articles 166 et 167. « Sa suppression permettrait concrètement, en cohérence avec le corpus républicain en construction depuis 1870, de sortir d’un anachronisme incompréhensible aujourd’hui. En outre, elle permettrait de réaffirmer symboliquement la place de la laïcité, clé de voûte du vivre ensemble, et celle des religions, relevant de la sphère privée de chacun et ne pouvant prétendre, de ce fait, à une protection spécifique ».

Le député propose également d’ « enrichir l’article premier de [notre]Constitution ». Celui-ci devra, selon lui, « formuler explicitement la neutralité et l’impartialité de l’État, des services et des agents publics en matière de religion ». « Notre société n’a pas besoin de la laïcité punitive dont certains se font une rente électorale. Elle a, au contraire, besoin de faire progresser la laïcité, cette belle manière d’être citoyenne et citoyen. C’est plus que jamais nécessaire », estime-t-il.

En décembre dernier, Philippe Doucet avait créé un « conseil des cultes » et fait voter la mise en place d’une journée des spiritualités dans sa commune d’Argenteuil. Des annonces qui avaient provoqué de vives réactions sur le thème de la laïcité.