A l’occasion de la commission des finances qui s’est tenue le 27 mars, le groupe d’opposition régionale, présidé par l’UMP Valérie Pécresse, s’est inquiété du financement du Grand Paris Express. En cause, le plan présenté par Jean-Marc Ayrault, insuffisant selon elle.

 L’attribution d’une part plus importante de la taxe sur les bureaux (TSB) et le doublement des amendes de circulation. Deux des mesures proposées par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour contribuer à financer le Grand Paris Express. Insuffisant selon Valérie Pécresse, pour qui « d’ici à 2020, près de 5 milliards vont manquer à l’appel par rapport au plan de financement initial du précédent gouvernement ». Une situation d’autant plus compliquée que la Société du Gand Paris (SGP) ne recevra pas autant de fond que prévu. « Dans le même temps, le gouvernement renonce à affecter à la SGP la dotation de 4 milliards d’euros initialement prévue et décide de ponctionner la SGP de 2 milliards d’euros d’ici à 2017 », dénonce Valérie Pécresse.

« Comment le Gouvernement compte s’y prendre pour financer un projet plus cher avec moins d’argent », s’interroge l’élue, pour qui « le compte n’y est pas ».« C’est pourquoi Valérie Pécresse et les élus du groupe Mouvement Populaire demandent à Jean-Marc Ayrault de présenter un plan de financement crédible, doté d’un échéancier précis, afin de garantir la réalisation totale du Grand Paris Express. Ce constat a d’ailleurs été partagé par Jean-Paul Huchon qui a reconnu la nécessité d’une feuille de route financière plus détaillée ».

En conclusion, elle rappelle qu’elle avait, aux côtés de 49 autres parlementaires franciliens, adressé en février au Premier ministre « un appel proposant des solutions innovantes pour financer l’intégralité du Grand Paris dans sa version initiale ». Celui-ci proposait notamment un « allongement de la durée d’amortissement des prêts, une mobilisation de l’épargne réglementée et des ressources issues de l’augmentation programmée de la TVA sur les transports franciliens et la cession de certaines participations non stratégiques de l’Etat dans des entreprises cotées ».