Alors que Stéphanie Von Euw, porte-parole de l’UMP 95, évoquait son sentiment au lendemain de l’allocution télévisée de François Hollande, déclarant que « les Français ne veulent pas d’un équilibriste » mais d’ un « chef » [voir notre article], le PS95 contre-attaque. Pour les socialistes, Stéphanie Von Euw « fait partie de ces dirigeants départementaux de droite qui pratiquent à un haut niveau leur sport favori : dissimulation, manipulation et caricature ».

La semaine dernière, suite à l’intervention télévisée du président de la République, Stéphanie Von Euw faisait part de son inquiétude. « Le bateau coule » estimait notamment la porte parole de l’UMP 95, pour décrire la situation du pays. De quoi irriter le PS95, qui passe à l’offensive. La fédération s’en prend ainsi à la porte parole de l’UMP95, l’accusant de faire partie « de ces dirigeants départementaux de droite qui pratiquent à un haut niveau leur sport favori : dissimulation, manipulation et caricature ».

Les socialistes détaillent leur pensée : « Dissimulation, parce que Stéphanie Von Euw, sarkozyste, puis copéiste est co-responsable d’un bilan calamiteux, puisqu’elle est co-contractante des 600 milliards de dettes, du million de chômeurs supplémentaires et des 750 000 emplois industriels détruits au cours du précédent quinquennat ». Ils estiment également que l’élue est « responsable du bilan de la majorité de droite du Conseil général du Val d’Oise, qui s’attaque aux familles, aux jeunes, aux associations, aux capacités d’investissement des communes ».

Le PS juge ensuite que Stéphanie Von Euw « cherche à détourner l’attention des valdoisiens de
la réalité du bilan de l’UMP et l’état de délabrement du parti de Jean-François Copé », avant de
parler de « caricature », estimant que « l’UMP, de façon irresponsable a choisi de dégrader le débat public en dénigrant de façon systématique les propositions gouvernementales en les caricaturant à outrance ».

De son côté, Rachid Temal, premier secrétaire fédéral du PS95, juge que « l’implosion de l’UMP, dans le pays, comme dans le département, a été évitée de justesse, mais au prix de mensonges et de démagogie populiste qui font le jeu de l’extrême-droite et nuisent au bon débat public en France ».