Suite aux aveux de Jérôme Cahuzac, le secrétaire départemental du PCF 95, Jean-Michel Ruiz juge que « cette fois ci les bonnes intentions [du PS]ne suffiront pas ». Le communiste réclame de vraies mesures pour lutter contre l’évasion fiscale et les conflits d’intérêt.

L’affaire Cahuzac n’a pas terminé de susciter des réactions d’élus valdoisiens. Le PCF 95 a ainsi condamné les aveux de l’ancien ministre par la voix de son secrétaire départemental. Mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac « apporte une terrible contribution à la liste des affaires qui salissent et abîment si durement la politique et la République », selon Jean-Michel Ruiz, qui salue au passage « le travail de la presse et de la Justice qui ont mis un terme à ce scandale d’Etat ».

Le chef de file du PCF 95 n’est cependant pas convaincu des mesures prises par le gouvernement suite à cette affaire, les jugeant insuffisantes. « Cette fois ci les bonnes intentions ne suffiront pas. Les lois à adopter doivent aller au fond des problèmes et disposer des moyens de leur application », juge-t-il. Et d’ajouter : « Il faut aller au bout de l’assainissement de la vie publique. Les moyens de lutte contre l’évasion fiscale et les fraudes doivent être renforcés. Les conflits d’intérêts entre les puissances de l’argent et les pouvoirs publics doivent être attaqués à la racine ».

Un tour de vis nécessaire pour le communiste,afin d’empêcher le « tous pourris de prospérer et d’empoisonner la vie politique ». Un enjeu également en faveur de « l’engagement désintéressé de milliers de militants et d’élus portés par le sens de l’intérêt général ».