Après l’annonce du cabinet d’architecte retenu pour la réalisation du projet Europa City, le collectif pour le Triangle de Gonesse monte au créneau. Une nouvelle fois, les opposants dénoncent un projet « rouleau compresseur annoncé du commerce du nord de l’Ile-de-France ».

 On connait désormais le cabinet d’architecte retenu pour la concrétisation du projet Europa City : BIG et son complexe au toit végétalisé. Pas de quoi rassurer les opposants cependant. Le collectif pour le Triangle de Gonesse qui se bat depuis plusieurs années contre le « bétonnage » du triangle de Gonesse réagit à cette nouvelle et dénonce le calendrier. « Europa City annonce les prochaines étapes : la concertation fin 2014, la pose de la première pierre début 2017 et la desserte en transport satisfaisante annoncée pour 2020. Quelle desserte ? Ce calendrier va encore laisser du temps à BIG pour revoir sa copie et préciser son écosystème autonome et durable ainsi que les bains extérieurs d’Europa City ».

Le gigantisme du futur complexe de loisir dérange également les membres, qui n’hésitent pas à évoquer l’impact désastreux pour le commerce alentour. « Europa City, rouleau compresseur annoncé du commerce du nord de l’Ile-de-France. Si Auchan met en avant le volet touristique de son projet, l’objectif réel des 500 boutiques et restaurants d’Europa City est de capter la clientèle déjà existante des centres commerciaux voisins – dont certains sont déjà en grande difficulté – et autres commerces de centres-villes », s’indignent-ils.

« Une opération immobilière pour Auchan »

Ciblé par les critiques, le groupe Auchan, promoteur du projet via Immochan. Pour le collectif, EuropaCity est « avant tout une opération immobilière pour Auchan ». Et de préciser : « Son modèle économique consistant à louer des murs de commerces et espaces de loisirs procure des revenus réguliers quasi-garantis, sans prendre de risques financiers – reportés sur les acquéreurs de boutiques – avec l’essentiel du personnel externalisé ».

En outre, les opposants estiment que si Auchan « réclame 80 hectares de terres agricoles bon marché », son projet « n’en nécessite pas autant »