Sur son compte twitter, Clément Newman, vice Président de l’UNEF Cergy, a réagit à sa manière suite aux attentats de Boston. « Pourtant y’a plein de manifs d’homophobes à Paris en ce moment, c’était vraiment pas la peine de casser un évènement sportif à Boston », a-t-écrit. Des propos condamnés par les Jeunes UMP du Val d’Oise.

 Quelques mots qui font polémique. Suite au attentats de Boston, un tweet a attiré l’attention de plusieurs utilisateurs du réseau social : « Pourtant y’a plein de manifs d’homophobes à Paris en ce moment, c’était vraiment pas la peine de casser un évènement sportif à Boston ». Un message laissé par Clément Newman, vice Président de l’UNEF Cergy, qui a depuis disparu de son compte.

Trop tard cependant. La réaction a provoqué le tollé de certains internautes et militants politiques. « Que l’on soit pour ou contre le mariage homosexuel, de tels propos de la part d’un responsable syndical sont indignes », dénoncent Anthony Arciero et morgan Touboul, responsables des Jeunes UMP du Val d’Oise. Pour eux, dans un « contexte politique dégradé, cette incontinence venant de la jeune génération de gauche discrédite davantage, si besoin est, l’engagement politique de responsables irresponsables et torpille l’espoir des électeurs du PS de voir leur élite renouvelée ». Et d’ajouter : « Clément Newman aurait été bien inspiré de ne pas imiter ses mentors socialistes usés et dépassés ».

Après cet incident les Jeunes UMP demandent sa démission. Ils réclament également des sanctions de l’Université de Cergy-Pontoise « en raison d’un comportement qui discrédite le représentant des étudiants ».

En congrès national à Toulouse, le jeune représentant de l’UNEF Cergy tente de désamorcer la polémique. « J’ai voulu faire de l’humour noir… ça n’a pas marché ». Conscient d’être allé trop loin, il se défend cependant de tout appel à la violence. « Je ne suis pas quelqu’un de violent », tient-il à préciser. Il souhaite en revanche dénoncer le comportement de certains militants hostiles au mariage pour tous.

Clément Newman réagit également aux attaques des Jeunes UMP, qu’il accuse de « récupération politique ». « Cela ne m’atteint pas », argue-il. Selon lui, les politiques n’ont pas à s’immiscer dans cette polémique, alors que l’UNI, le principal syndicat universitaire de droite, n’a pas commenté sa déclaration. Pas plus que les socialistes.

Tout juste a-t-il abordé la question avec certains membres l’UNEF. « Une partie a considéré que mes propos étaient borderline. Beaucoup n’ont pas compris un tel battage médiatique ». 
 
Démissionner ? Hors de question pour le représentant de l’UNEF. « Cela n’a aucun lien avec mes fonctions », explique-t-il. Pas question donc de céder aux pressions des jeunes UMP. Il ne craint par ailleurs pas de sanction de l’Université. « Je vais rencontrer le président prochainement. C’est un rendez-vous prévu de longue date. Je lui parlerai de cette affaire ». François Germinet a déjà condamné le message via son compte Twitter: