Le 28 avril à 11h, la ville de Franconville inaugurera ses « roses de la résurrection », dans le parc de la mairie. Objectif, créer un lieu de mémoire symbolisant la résistance des femmes déportées au camp de Ravensbrück lors de la seconde guerre mondiale.

En 1975, 30 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, Marcelle Dudach-Roset, ancienne déportée du camp de Ravensbrück, a l’idée de créer une rose différente, représentant le rêve de beauté et de liberté, de paix, qui a animé les déportées. L’automne dernier, Franconville devenait ainsi la 4e commune du Val d’Oise à planter des « roses de la résurrection ». Les fleurs seront inaugurées le 28 avril.

Situé au nord de Berlin, Ravensbrück était un camp de concentration spécialement réservé aux femmes. 132 000 femmes y ont été déportées de 1939 à 1945. 90 000 ne sont pas revenues. Les survivantes ont formé un vœu : « Une rose pareille à nous, qui portera au-delà de nous le témoignage, qui prolongera notre vérité historique, notre volonté de lutte contre l’oubli. » Un rosiériste, ex-prisonnier de guerre en Allemagne, Michel Kriloff, concrétisera le projet en 1974, en créant cette Fleur du Souvenir, une rose spéciale appelée « Résurrection », plantée aujourd’hui dans de nombreux lieux de mémoire à travers la France et au-delà.