Alors que le ministre des relations avec le Parlement a annoncé mercredi que le gouvernement s’opposera au vote de l’amnistie des syndicalistes, le Front de Gauche monte au créneau. « Une trahison insupportable » pour les militants qui rapellent que cette amnistie « est inscrite dans les valeurs de gauche ».

« Elle a été votée après chaque élection présidentielle. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy s’y était refusé ». Cette fois-ci la mauvaise surprise est finalement venu de la gauche elle même. Après l’annonce d’Alain Vidalies, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement, qui a déclaré que le gouvernement s’opposerait à l’amnistie sociale, le Front de Gauche dénonce un « invraisemblable renoncement ». Une décision incompréhensible pour les militants qui précisent que « ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat » et que « la ministre de la justice s’était engagée publiquement à sa mise en œuvre ».

Le Front de Gauche, appelle désormais les parlementaires à ne pas suivre le gouvernement. « La parole doit revenir aux députés de gauche qui peuvent, comme leurs collègues du Sénat, voter cette loi le 16 mai. Nous nous adressons solennellement aux 6 députés de gauche du Val d’Oise pour qu’ils votent ce texte. Leur vote sera regardé de près par les milliers de salariés, de citoyens de gauche, qui ont contribué à les faire élire ».