Suite à l’agression mercredi d’un militant d’extrême gauche à Paris, la classe politique valdoisienne a vivement critiqué la violence des faits. PRG, MUP ou encore PCF 95 ont exprimé leur solidarité.

Premier à réagir, Pascal-Eric Lalmy, président de la fédération du Val d’Oise du Parti Radical de Gauche (PRG), s’insurge. « Cet événement dramatique nous rappelle qu’il ne peut pas y avoir de dédiabolisation de l’extrême droite dont les fondements idéologiques sont anti-républicains et anti-démocratiques et dont les méthodes restent fondées sur l’intimidation et la violence », juge le conseiller municipal d’Osny.

Même constat du côté du PCF 95, dont le secrétaire départemental, Jean-Michel Ruiz, condamne « un drame tragique et révoltant ». « Ce crime odieux, qui intervient après la recrudescence de l’action de groupuscules d’extrême-droite ces dernières semaines, appelle une réponse forte et immédiate de l’État », considère le patron des communistes valdoisiens. Il appelle désormais à « la dissolution des groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à travers le pays depuis plusieurs semaines ».

De son côté, le Mouvement Unitaire Progressiste (MUP) appelle à « faire barrage à toute montée de la violence et au poison néo-fasciste ». Robert Hue exprime « sa colère » et pointe également du doigt « la recrudescence d’appels et de comportements violents ces derniers mois ». Selon le chef de file progressiste, « le caractère collectif de cette violence inqualifiable impose la dissolution de ce groupe qui porte atteinte aux principes élémentaires de la République ».

Le Mouvement Démocrate condamne de son côté « avec la plus grande fermeté » ces faits. « Il est de la responsabilité de l’Etat de poursuivre et combattre ces groupes et il est de la responsabilité de tous de lutter contre cette violence inquiétante qui se radicalise et s’organise », déclare ainsi la porte parole du MoDem 95, Nathalie Elimas.