Alors que plusieurs faits de violences ont été recensés en quelques jours à Argenteuil, Nathalie Elimas, porte parole du MoDem 95 et Jean-Michel Ruiz secrétaire départemental du PCF montent au créneau. Tous deux condamnent les faits de violence.

 Alors qu’en quelques jours, Argenteuil a fait plusieurs fois la une des faits divers pour des actes de violence commis sur le sol de la commune, les partis politiques valdoisiens réagissent. Revenant sur le dernier événement en date, l’agression d’une femme portant le foulard jeudi, Jean Michel Ruiz, patron du PCF 95 cible directement l’extrême droite. « La mort de Clément n’aura donc pas suffi ! Tous ceux qui banalisent les propos xénophobes doivent se sentir responsables de cette dérive », estime-t-il, avant d’ajouter : « Le fait de mettre sur un pied d’égalité extrême-droite et extrême gauche gomme une vérité tenace : seule l’extrême-droite s’attaque aux libertés républicaines en s’en prenant violemment à ceux qui ont une idée politique contraire à eux mais aussi à ceux qui sont musulmans, juifs, femmes ou homosexuels ».

« Une partie de la population d’Argenteuil ne se croit plus obligée de respecter les lois de la République » – Nathalie Elimas

 Pour sa part, Nathalie Elimas fait part de l’inquiétude des démocrates face au climat actuel à Argenteuil. La porte parole du MoDem pointe du doigt la succession d’événements qui touchent la commune. « Les incidents se suivent, même s’ils ne se ressemblent pas », estime-t-elle. Et d’ajouter : « Les Démocrates d’Argenteuil s’inquiètent de ce qu’une partie de la population d’Argenteuil ne se croit plus obligée de respecter les lois de la République, au point de s’en prendre physiquement à ceux qui sont chargés de les faire appliquer ».

Elle appelle désormais les différents acteurs à se mobiliser « pour prévenir ces débordements et contribuer à la paix civile, dans le respect des lois ». Parmi eux, la police. « Force est de constater qu’il n’y a pas suffisamment de présence policière et qu’il faut absolument la renforcer dans les quartiers », juge Nathalie Elimas, qui réclame « l’ouverture d’un débat national » sur les baisses d’effectifs dans la police.