Ce jeudi 13 juin, Gérard Sebaoun, député de la 4e circonscription du Val d’Oise a relancé le débat sur les vols de nuit à l’aéroport Roissy- Charles-De-Gaulle. Dans une question orale adressée à Frédéric Cuvillier, ministre chargé des transports, il s’interroge sur les conséquences sanitaires des vols de nuit pour les habitants.

Gérard Sebaoun est revenu ce jeudi à l’assemblée nationale sur un sujet qui touche particulièrement le Val d’Oise : la réduction des vols de nuit à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Actuellement, la plate-forme enregistre 59 210 vols de nuit par an soit 11.5% du trafic aérien à l’année. Il s’est adressé au ministre en charge des transports, Frédéric Cuvillier en s’appuyant sur le rapport de l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires publié en novembre 2012. Le député dénonce le nombre de vols nocturnes qui nuisent « au quotidien », « au sommeil » et à « la santé » des riverains voisins des pistes. Afin d’appuyer au mieux ses arguments, le député compare l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle à ceux d’Heathrow, Francfort et Schipol, qui eux ont instauré une véritable réglementation sur la réduction de vols de nuit.

Gérard Sebaoun a proposés plusieurs solutions pour réduire les nuisances :

– mise en place d’une restriction réduisant le nombre de vols de nuit par l’instauration d’un plafond correspondant au niveau moyen des principaux aéroports européens concurrents Roissy-Charles-de-Gaulle (Heathrow, Schipol)
– lancement d’une étude approfondie et indépendante sur l’impact économique complet et sur l’impact sanitaire du trafic aérien du jour et de nuit à Roissy-Charles-de-Gaulle
– renforcement des pouvoirs de l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires

Un impact négatif sur le commerce local

Dans son rapport, Gérard Sebaoun dénonce également les conséquences négatives de l’aéroport sur l’emploi de proximité. En effet, si la plate-forme permet de créer des emplois, elle en détruit également, notamment avec la fermeture des commerces locaux.