Il y a quelques semaines, AB Habitat a validé la vente de 632 logements HLM à Montigny-lès-Cormeilles à un bailleur privé, provoquant la colère des locataires et de nombreux élus. Aujourd’hui, Xavier Péricat, conseiller municipal d’opposition d’Argenteuil et président du groupe « Union pour l’Agglomération » fustige les conditions des emprunts, dont l’agglomération garantit la moitié du financement.

 Il avait condamné la vente de 632 HLM à Montigny-lès-Cormeilles. Aujourd’hui Xavier Péricat s’insurge après avoir pris connaissance des conditions du prêt. « C’est l’Agglomération Argenteuil-Bezons qui garantit la moitié des emprunts (62 438 065 €) de cette opération qui s’élève à 71 277 100 € ! », s’insurge le président du groupe « Union pour l’Agglomération ». Inadmissible pour l’élu qui évoque un « scandale ».

« Un risque de plus qui pèse sur l’Agglomération Argenteuil-Bezons »

« Cette demande de garantie formulée par Philippe Doucet président d’AB-Habitat, vendeur des logements à Philippe Doucet, président de l’Agglomération c’est comme si le vendeur garantissait les emprunts de son acheteur : On croit rêver ! », fustige Xavier Péricat, qui précise l’intérêt de cette manœuvre. « S’il n’a pas cette garantie, il ne peut pas vendre ». Et d’ajouter : « C’est un risque de plus qui pèse sur l’Agglomération Argenteuil-Bezons alors qu’aucune contrepartie financière n’est précisée ». Car comme le souligne l’élu, les logements sont situés sur le territoire de Montigny-lès-Cormeilles, qui ne dépend pas de l’Agglomération d’Argenteuil-Bezons. « Quel est l’intérêt pour le territoire ? »

« Les appartements ont été vendus au plus offrant »

Autre critique, le prix de vente des appartements, « moins de 113 000 € par logement, ce qui paraît très éloigné du prix de l’immobilier d’un patrimoine qui est par ailleurs en bon état ». Et d’ajouter : « Pour notre part, nous pensons que  le logement social n’est pas une grande braderie même si AB-Habitat cherche à tout prix – c’est le cas de le dire – à vendre ses logements pour faire de la trésorerie ! ». Pas la meilleure solution selon l’élu argenteuillais, qui précise que « les appartements ont été vendus au plus offrant » et que les locataires n’ont désormais plus la garantie d’un bon service.

Désormais, Xavier Péricat compte porter l’affaire devant le contrôle de la légalité.