Initialement enthousiastes à l’idée de la création d’une métropole de Paris, Laurent Dumond et Marie-José Cayzac, conseillers régionaux MUP d’Ile-de-France expriment leur déception. Pour eux, « le relent technocratique l’a emporté au détriment de la réalité francilienne ».

 Ils se réjouissaient à l’idée de voir l’émergence d’une métropole « solidaire envers ses habitants » et « coopérative » ainsi qu’un « territoire économiquement efficace » au sein de la France et de l’Europe. Laurent Dumond et Marie-José Cayzac, élus Progressistes au Conseil régional d’Ile-de-France déplorent aujourd’hui « une grande idée et au final une vision rabougrie et erronée ».

En cause, la mise à l’écart de la grande couronne, notamment composée du Val d’Oise, au détriment de Paris et de sa proche banlieue. « Seul le territoire regroupant la centralité de l’agglomération, celui regroupant la partie visible de l’iceberg économique, celui des sièges sociaux des grands comptes, celui du mirage des clusters a été retenu », se désolent les deux élus. Et d’ajouter : « Le relent technocratique l’a emporté au détriment de la réalité francilienne ».

« Que serait le dynamisme économique parisien sans les usagers quotidiens de la ligne A du RER ? »

Une mise à l’écart qui passe mal pour les conseillers régionaux, alors que la grande couronne participe selon eux au dynamisme francilien. « Que serait le dynamisme économique parisien sans les usagers quotidiens de la ligne A du RER ? Où en serions-nous en matière de logement accessible à tous sans l’abnégation de certains maires bâtisseurs de villes de la seconde couronne ? Que serait l’accès du plus grand nombre aux loisirs sans l’existence de bases de loisirs comme celle de Cergy-Pontoise ? Que serait le dynamisme productif et de recherche de l’Ile de France sans le tissu PME-PMI de nos zones d’activités ? », s’intérogent-ils.  

En outre, Laurent Dumond et Marie-José Cayzac fustigent une vision du projet qui ne répond pas à d’autres besoins. « Avec la création de la Métropole, le besoin de décentralisation demeure total et les chantiers de la simplification administrative, de la démocratie locale et territoriale restent entiers », estiment-ils, évoquant également leur inquiétudes « face aux compétences et règles de gouvernance dorénavant dévolues au nouvel échelon métropolitain »

En juillet, avant le vote du projet. Les élus départementaux exprimaient leur sentiment sur le dossier :