Alors que Jean-Marc Ayrault a présenté ses propositions pour le régime des retraites, suite aux concertations avec les partenaires sociaux, Jean-Noël Carpentier, député maire MUP de Montigny-lès-Cormeilles. se désole de la hausse des cotisations et de l’allongement de la durée de celles-ci.

Mardi, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dévoilé ses propositions concernant l’équilibre régime des retraites, qui seront discutées dans les prochaines semaines par le parlement. Des mesures qui ne satisfont pas entièrement Jean-Noël Carpentier, député maire MUP de Montigny-lès-Cormeilles. Si l’élu se félicite de « certaines mesures positives comme par exemple la création d’un compte pénibilité, la mise en place d’un dispositif plus favorables aux femmes ou la meilleure prise en compte de la période d’études et d’apprentissage », il pointe du doigt la hausse des cotisations et leur allongement. « En effet ces deux dernières propositions gouvernementales vont amputer le pouvoir d’achat des Français », estime l’élu. Et d’ajouter : « L’allongement de la durée de cotisation va modifier l’équilibre de notre système par répartition et obliger nos concitoyens à cotiser toujours plus dans les systèmes complémentaires privés. »

Le Mouvement Progressiste formule ainsi des propositions alternatives pour le financement du déficit. Il propose notamment de « mettre à contribution le système financier » et « réévaluer l’efficacité des aides publiques attribuées aux grands groupes ». Et de conclure : « Alors que certains signes de reprise économique sont encourageants les Progressistes souhaitent que le gouvernement ne cède pas aux injonctions du FMI ou de la Commission européenne et réclame un débat approfondit au parlement pour amender significativement les mesures proposées. »

Frédéric Faravel (PS) : « L’allongement de la durée de cotisation va inéluctablement réduire le niveau des retraites d’un grand nombre de français »

Globalement satisfait des mesures proposées, Frédéric Faravel, membre du bureau du Parti Socialiste 95 et mandataire départemental de la motion 3 du PS, s’inquiète en revanche de voir la durée de cotisation augmenter. « Le choix d’un allongement de la durée de cotisation au-delà de 2020 et jusqu’en 2035 va inéluctablement réduire le niveau des retraites d’un grand nombre de français, va à rebours du grand progrès toujours défendu par la gauche à savoir la réduction du temps de travail tout au long de la vie et pénalise l’emploi des jeunes », estime-t-il.