Alors que François Hollande a réaffirmé son intention de mener une action militaire en Syrie, contre le régime de Bachar Al Assad, Robert Hue, président du MUP et sénateur du Val d’Oise, prône une solution politique.

 Isolé depuis le revirement américain sur la question d’une une action en Syrie, François Hollande souhaite cependant toujours une intervention militaire, malgré une opinion populaire et politique largement défavorable. Parmi les partisans d’une solution politique, Robert Hue redoute « une intervention dangereuse, aléatoire et lourde d’hypothèque ». Pour le sénateur MUP, il en va de la crédibilité même de l’ONU. « Quels que soient les certitudes et les indices dont les services français et américains peuvent disposer, ne pas attendre les conclusions de la mission de l’ONU, jetterait un sérieux discrédit sur cette organisation internationale dont le rôle doit, et devra, être majeur dans le règlement politique du conflit et placerait, de fait, la France dans une intervention sans mandat des Nations Unies ».

L’élu, qui avait soutenu la décision du gouvernement d’engager des troupes au Mali, appelle cette fois à « isoler » Bachar Al Assad par la diplomatie. « La sanction la plus lourde que nous puissions infliger à l’odieux régime de Bachar Al Assad n’est-il pas d’ouvrir le champ diplomatique le plus large possible à la négociation et à une solution politique avec la communauté internationale et en particulier les pays jouant un rôle central au Conseil de sécurité des Nations Unies ? », s’interroge-t-il.