Le premier rendez-vous de la création animalière contemporaine, une nouvelle exposition placée sous le signe de l’Art animalier, du dessin, de la gravure, de la photographie, de la peinture et des sculptures ; plus de soixante œuvres d’art réalisées par vingt artistes et la participation de cinq représentants des Ateliers de la Cité Cézanne de Pontoise.

Girafes et tortues, grenouilles, souris, rhinocéros, singes et panthères, éléphants, hippocampes et mosasaures vont envahir les espaces du Gingko’Art de Pontoise dans une scénographie onirique et enchantée ! Exceptionnelle par son propos et sa volonté de remettre sur le devant de la scène la Création animalière, sous toutes ses formes d’expression, l’exposition de l’Espace Culturel présente une soixantaine  d’œuvres des plus grands représentants(es) du genre: de Diego Giacometti à Jeff Koons, du Docteur Gachet à François Pompon ainsi que des œuvres d’artistes contemporains majeurs – Nick Brandt, Florence Jacquesson, Isabelle Panelas-Huard, Klod Amar, Bernadette Wiener, Merhan Zirak, en passant par Marie-rose Lortet, Alain Prillard, ainsi que  Silvio Cadelo, Clotilde Prévost, Mirabelle Roosenburg, Patrick Platel et Yan Torchet, Clovis Prévost et Yi Myung Rim apportent également un éclairage nouveau à ce thème qui reste étonnamment moderne.

Cette exposition est exceptionnelle également par sa durée puisqu’elle sera présentée du 14 septembre  au 14 décembre et permettra ainsi à un vaste public de la découvrir.

La sculpture animalière est un genre de sculpture qui se caractérise par des œuvres dont le sujet principal est un animal, domestique, sauvage ou imaginaire. En Europe, la sculpture animalière a longtemps été tenue pour mineure. Elle connaît un tournant à l’occasion du Salon de Paris de 1831 où une sculpture d’Antoine-Louis Barye intitulée le Tigre dévorant un gavial suscite l’admiration du public. Barye est l’un des premiers sculpteurs à abandonner la représentation mythologique de l’animal au profit d’une représentation naturaliste. C’est à cette période, à la fin du XIXème  siècle, que se développe le renouveau de la sculpture animalière. Les sculptures animalières sont particulièrement en vogue sous le Second Empire. Il est aussi possible de parler d’une école animalière française qui regrouperait Pierre Louis Rouillard, Antoine-Louis Barye, Auguste Caïn, Pierre Jules Mêne et François Pompon plus récemment.

« De l’autre côté de la cour », La « Vache Bouchons », la « Vache Stars Emballée » et le « Veau Stars », une création originale dans le cadre des Journées du Patrimoine, un hommage au photographe Alain Quemper. Une œuvre réalisée par  l’artiste Pontoisienne Clotilde Prévost, visible dans la cour de l’Hôtel de Ville de Pontoise, dans le cadre des Journées du Patrimoine; une idée originale de l’association Gingko’Art en partenariat avec la ville de Pontoise.

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser : L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

L’art, par sa force symbolique ou sa capacité à créer des situations alternatives, peut jouer un rôle fécond de transmission, de lien et de projection vers demain.
L’artiste a ici l’opportunité de dépasser la production d’œuvres recluses sur elles-mêmes pour créer des situations relationnelles nouvelles : entre les êtres fréquentant l’édifice, mais aussi entre celui-ci et des œuvres.

Clotilde Prévost a suivi ses études à lʼécole dʼart de Cergy-Pontoise, puis aux Beaux-arts de Paris dans lʼatelier de Claude Viseux pour se consacrer à la sculpture.

Clotilde Prévost vit et travaille à Pontoise depuis 1992, cité Cézanne, créée en mille-neuf-cent-quatre-vingt-onze, à l’initiative du Ministère de la Culture et de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles). Le lieu, situé à deux pas de la Viosne – une partie de son cours fut modifié sous Napoléon III dans la traversée de la ville basse de Pontoise pour pouvoir construire la gare et son esplanade – abrite quatorze ateliers d’artistes, dessinateurs, graphistes, peintres, photographes, plasticiens, sculpteurs de toutes origines ; un patrimoine vivant, une histoire qui s’écrit et ce compose au jour le jour…Une bénédiction culturelle pour la ville de Pontoise.

L’espace culturel Gingko’Art de Pontoise et la représentation animale.

Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de Ville à Pontoise

01 34 43 55 13 – 06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr

Blog: gingko art.wordpress.com

Ouverture de 10 h à 19 heures samedi 14 et dimanche 15 septembre, à l’occasion des Journées du Patrimoine.
Du mardi au samedi de 15 h 30 à 19 heures, toute l’année.