En attendant de débattre en séance, Arnaud Bazin le président (divers droite) du département pointe du doigt le redécoupage notamment dans le Vexin, sur le secteur de Roissy ou encore en Vallée de Montmorency.

 « Qu’est ce qui justifie par exemple que Roissy-en-France, Le Thillay et Bouqueval, qui appartiennent à la Communauté d’Agglomération de Roissy Porte de France, soient rattachées au nouveau canton de Villiers-le-Bel, composé exclusivement de communes appartenant à la Communauté d’Agglomération de Val de France?   », interroge le président du Conseil général du Val d’Oise, dans un communiqué. 
 
« On rétorquera sans doute que ces communes étaient auparavant parties intégrantes du canton de Gonesse, mais alors pourquoi avoir procédé différemment pour les communes de Mériel et de Frépillon, auparavant implantées respectivement dans les cantons de l’Isle-Adam et de Taverny et qui rejoignent aujourd’hui le nouveau canton de Saint-Ouen-L’Aumône qui comprend l’intégralité de la Communauté de Communes de la Vallée de L’Oise et des Impressionnistes, dont ces communes font partie ? On a, en matière de respect de la carte intercommunale, appliqué le principe de la géométrie variable », pointe Arnaud Bazin.
 
«  Que dire du cas d’Asnières-Sur-Oise, 2527 habitants, rattachée au nouveau canton de l’Isle-Adam, alors que cette commune appartenait à l’ancien canton de Viarmes et tourne désormais le dos à la Communauté de Communes de Carnelle Pays de France, son intercommunalité de rattachement ?
 
La proposition du Ministre aurait pu tenir compte également d’une réalité comme le nœud routier de la Croix Verte, et profiter du redécoupage pour regrouper les communes concernées dans un seul et même canton. Au lieu de cela, voici les communes rurales de la Communauté de Communes de la Plaine de France, elle-même écartelée sur 3 cantons, mariées avec Saint-Leu-la-Forêt, Saint-Prix, jusqu’au Plessis-Bouchard. C’est à se demander si les technocrates de la Place Beauvau ont connaissance de l’existence de la forêt de Montmorency, qui coupe littéralement le nouveau canton de Domont en deux ensembles hermétiques.
 
De la même manière, il est difficile d’apercevoir une quelconque dynamique commune entre les communes de Saint-Brice-sous-Forêt et de Deuil-la-Barre, pourtant regroupées dans le nouveau canton de Deuil-la-Barre.
 
Le Conseil général regrette profondément que le Vexin soit morcelé en trois nouveaux cantons tous reliés à la Ville Nouvelle. Ce choix plus que discutable nuira sans conteste à l’unité et au rayonnement de ce territoire emblématique du Val d’Oise.
 
Il a été procédé au choix de rattacher la commune de Boissy-l’Aillerie (1774 habitants) aux 31 communes qui composent le nouveau canton de Pontoise. Cette commune était auparavant située dans le canton de Cergy Nord. Là encore, la logique de l’intégration de la carte cantonale à la carte intercommunale subit un effet à géométrie variable.
 
A Argenteuil, ce qu’il faut bien qualifier de « charcutage » est manifeste. Les ciseaux ministériels sont ici descendus, cas unique en Val d’Oise, au niveau des quartiers et même des rues ». 

Pour Arnaud Bazin, « la révision de la carte cantonale aurait dû être l’occasion d’en faire un véritable catalyseur pour la bonne gouvernance de nos territoires valdoisiens ».

« Pour favoriser le développement des territoires, pour garantir la cohérence des politiques publiques qui seront menées par la future Assemblée départementale, pour maintenir une réelle proximité entre les élus et les habitants, il aurait fallu tenir systématiquement compte des bassins de vie, qui reflètent les réalités vécues par les valdoisiens. A cet égard, la prise en compte de la toute nouvelle carte des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale, fruit d’un long travail de concertation entre les communes était, aux yeux du Président du Conseil général, un impératif majeur. Or ce principe de bon sens n’est pas appliqué. ».