ALPHABET GÉOMÉTRIQUE
Alban Lanore, sculpteur
>Arts plastiques

>exposition du 4 octobre au 13 décembre
Rencontre avec l’artiste : Vendredi 4 octobre – 18h30

L’-Théâtre des Louvrais, place de la Paix / Pontoise

Des formes de la nature à la nature des formes. Proche de l’artiste brésilien Frans Krajcberg, très investi dans la sauvegarde de la forêt amazonienne, Alban Lanore utilise souvent comme matériaux les rebuts des concessions forestières. Lianes, coques, écorces, troncs, racines, sont parfois entrelacés ou gravés, incrustés de motifs géométriques. Panneaux, cubes, colonnes, agencés dans l’espace, composent des paysages abstraits dont les lignes, les volumes et les formes, invitent à la méditation.

 

Après avoir travaillé pour des parcs d’attractions, Alban Lanore, sculpteur, crée en 1991, avec sa compagne Nanou Grimault, une société de décor végétal qui les amène à se déplacer à travers le monde. En 1998, un voyage au Gabon change leur vie, tant d’un point de vue artistique qu’éthique. Stupéfait par la beauté et la richesse des forêts, le sculpteur y puise l’inspiration d’une toute autre façon de travailler qu’il met en œuvre dès son retour à Paris. Ainsi, les bois ramassés à cette occasion ne sont pas coupés, mais laissés en l’état afin de respecter l’intégrité du travail de la nature et du temps. Après le Gabon, c’est la forêt amazonienne, et notamment les concessions forestières, qu’il prospecte régulièrement pour y récupérer les rebuts. Une fois la récolte parvenue à l’atelier, les pièces sont nettoyées, poncées, polies et le plus souvent calcinées pour obtenir différentes nuances de noir.

Amateur d’art brut, défenseur de la sauvegarde de la nature, Alban Lanore invente dans ses derniers travaux un nouvel "alphabet" géométrique, formes radicales taillées dans des portions de tronc brut puis calcinées en opposition au bois poli qui révèle le "veinage". Ce parti pris pour la Terre est aussi, dans le geste de l’artiste, un désir d’éveil à la conscience, à la réalité de l’état de la planète. Ainsi les œuvres de la beauté et de sa rareté, à travers l’expression de la vie du bois à sa carbonisation, témoignent de ce qui se passe et donnent forme à une pensée de terrien aguerri. Démarche proche d’un autre artiste, le photographe et sculpteur brésilien Frans Krajcberg, à la vision inquiète et vigilante. Ce prophète des tropiques, comme le surnomment certains, considère le XXe siècle comme la barbarie faite aux hommes, relayée par un début de XXIe siècle qui étend encore son système de violence à la nature. Une méditation abstraite et végétale contre la destruction.

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informations pratiques
entrée libre, sur réservation pour le vernissage
Réservations au 01 34 20 14 14 – www.lapostrophe.net – reservation@lapostrophe.net