LA TERRE
QUI NE VOULAIT
PLUS TOURNER

Françoise du Chaxel / Guy Freixe – Jean-Louis Heckel
>théâtre jeune public – création 2013-2014

>répétition publique mardi 1er octobre à 20h30

mardi 8, mercredi 9 octobre – 14h30
jeudi 10 octobre – 14h30 & 19h30
vendredi 11 octobre – 10h & 14h30
samedi 12 octobre – 17h

L’-Théâtre des Arts, place des Arts / Cergy-centre

>à voir en famille, à partir de 7 ans
>en partenariat avec Radio RGB 99.2 FM

« Et pourtant elle tourne » soupirait l’illustre Galilée, condamné à renier sa découverte – le mouvement de la terre autour du soleil – lors de son procès par l’Inquisition en 1633. Depuis, les temps ont bien changé, mais d’autres questions se posent. Dans le conte de Françoise du Chaxel, la planète bleue est bel et bien fâchée. Elle refuse d’être maltraitée. Ses amis les astres n’y peuvent rien changer. Mais un petit garçon, peut- être… Cette fable actuelle interroge l’idée de progrès. Sa poésie portée par des acteurs et des objets, des jeux de masques et de marionnettes, nous invite à réfléchir avec un bel esprit d’à-propos, entre sérieux et fantaisie, au rythme vif de la musique et des images.

 

La Terre qui ne voulait plus tourner est une pièce caractéristique de l’écriture de Françoise du Chaxel : concision, rythmique de la phrase, justesse des mots, pertinence de la fable. Un jour, excédée, la Terre en a assez de la folie des hommes qui « défrichent, creusent, gaspillent, incendient, mutilent, se font la guerre » alors elle se fâche, et elle s’arrête de tourner.

La pièce, qui reprend un conte écrit par Françoise du Chaxel, ne nous sensibilise pas seulement à la dimension écologique, – qui est on le sait, un des principaux problèmes de notre temps – mais questionne l’idée même de progrès. Cette pièce n’a jamais encore été créée. Il est vrai qu’elle a de quoi surprendre par sa trentaine de personnages et ses situations inhabituelles comme cette rencontre au sommet où Mars et Vénus s’opposent sur la conduite à tenir. Comment rendre tout cela au théâtre ?

Nous avons le désir, dans cette création, de partager nos pratiques théâtrales et d’interroger ensemble l’apport des masques et des marionnettes. Comment manipuler un masque ? Quel dialogue installe-t-il avec un objet « marionnettique » ? Prendre une lentille de projecteur, par exemple, et s’en servir comme d’une loupe afin que le visage de l’acteur devienne une image en mouvement. Faire dialoguer les formes, les objets, les ombres projetées. Dans une dimension de jeu qui veut rester celle, ouverte, du conteur. Nous rêvons d’un spectacle où un imaginaire puisse se déployer, dans lequel masques et marionnettes viennent échanger et compléter leur force de suggestion. Ce qui permettra de présenter 20 tableaux illustrant le désarroi de ces pauvres humains qui se croyaient pourtant si puissants avant que Jean de la lune ne trouve le moyen de remettre la terre en mouvement.

Nous nous orientons vers une scénographie sonore qui demande un type de manipulation spécifique (système de poulies, de mécanismes enchâssés…) afin de représenter métaphoriquement les planètes. Calder, Tinghely, Miro, Giacometti ont répondu à ce défi plastiquement. Nous voulons y répondre théâtralement. Animer à distance, donner à voir une cosmogonie qui prenne vie, s’interrompe, se remette en mouvement… voilà des enjeux majeurs, passionnants, qui posent la question de l’animation.

Des livres nous accompagnent dans notre recherche. Patience dans l’azur d’Hubert Reeves en fait partie. En tant que scientifique, il raconte la même histoire que celle que nous allons mettre en scène : l’histoire d’un incroyable hasard qui nous a fait naître et de la responsabilité qui à présent nous incombe devant la possible révolte de notre chère mère la terre qui peut en avoir assez de l’impudence arrogante de ses enfants et s’arrête de faire sa révolution autour de son axe pour nous faire entendre sa révolution. Cet engagement-là, politique, est aussi présent dans notre travail.
Jean-Louis Heckel et Guy Freixe / note d’intention

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distribution
cocréation Théâtre du Frêne, La Nef-manufacture d’utopies de Pantin • mise en scène Guy Freixe et Jean-Louis Heckel • Scénographie et costumes Antoine Vasseur • Création lumière Pierre Peyronnet • Vidéaste Christophe Loiseau • comédiens manipulateurs Pascale Blaison, François Accard • musicien Christophe Cagnolari

informations pratiques
>entrée libre, sur réservation pour la répétition publique
>Tarif plein 13 € – tarif réduit 10 € – groupe scolaire +12 ans 8 € / -12 ans 6,5 € – tarifs abonnés 4 € à 9 €
Réservations au 01 34 20 14 14 – www.lapostrophe.net – reservation@lapostrophe.net