Alors que mercredi, la Commission nationale des débats publics doit décider du mode de concertation autour du projet EuropaCity, José Bové et le groupe Europe Ecologie Les Verts régional redoutent que l’organisation du débat public soit confié au groupe Immochan.

Les Ecologistes montent au créneau, alors que la Commission nationale des débats publics établira mercredi le mode de concertation autour du projet EuropaCity. Une volonté, celle de ne pas voir le promoteur Immochan obtenir les clefs du débat. « Permettre à Immochan d’organiser lui-même la discussion sur EuropaCity reviendrait à lui donner un blanc seing pour un projet largement contesté », estiment ainsi Mounir Satouri, président des élus EELV du Conseil régional d’Ile-de-France, Corinne Rufet, vice-présidente Agriculture, Environnement et Energie de la Région Ile-de-France, Alain Amedro, vice-président Aménagement du territoire de la Région Ile-de-France et José Bové, vice président de la Commission Agriculture du Parlement.

Selon les écologistes, le projet est loin de faire l’unanimité : « Contrairement à ce que les représentants d’Immochan font valoir, les élus sont extrêmement divisés sur l’opportunité d’EuropaCity. Les élus écologistes notamment, mais ils ne sont pas les seuls, ont dénoncé les prévisions fantaisistes en terme d’emploi et de fréquentation avancées par les promoteurs pour séduire les élus locaux ». Les élus demandent ainsi un « un réel débat permettant aux citoyens de juger eux-mêmes de l’opportunité du projet ». 

De leur côté, les associations de défense du Triangle de Gonesse jugent que « la concertation en cours organisée par l’un des porteurs du projet et au cours de laquelle la grande majorité des acteurs du comité de pilotage sont absents ou silencieux ne peut tenir lieu de débat public ». Pour elles, « l’ampleur du projet qui se veut de dimension internationale, justifie l’organisation d’un débat public organisé par la CNDP et la nomination d’une commission particulière du débat public (CPDP) ».