Après un tract de Florence Portelli dénonçant "harcèlement et pressions intolérables" en mairie de Taverny, le Front national dément les allégations de la candidate UMP "en mal de notoriété".

Dans un tract distribué au personnel de la ville de Taverny, l’UMP Florence Portelli, dénonçait "harcèlement et pressions intolérables" dans les services. La candidate critiquait vivement la gestion du personnel municipal par le maire divers gauche Maurice Boscavert : "promotions infondées", "blocages" de carrières, "valses des directeurs", "la peur" comme "levier de motivation"… la charge était cinglante (voir notre article).

 Pour le secrétaire départemental du Front national 95, Alexandre Simonnot, "Florence Portelli, en mal de notoriété, dit n’importe quoi". Le responsable frontiste explique qu’il rencontre "tous les jours" les agents de la ville, qu’il trouve "souriants, détendus, attentionnés et sérieux". Des fonctionnaires "qui n’ont pas du tout l’air d’être « harcelés » comme le prétend Mademoiselle Portelli".

Alexandre Simonnot dénonce en revanche la campagne d’affichage de la candidate UMP. "Ce qui pourrait passer pour du « harcèlement », c’est de coller, sur chaque panneau d’affichage municipal de Taverny, 6 affiches avec le nom et la tête de Mademoiselle Portelli (…)  où le nom de son parti (l’UMP) n’y figurait même pas". Selon le Front national, Florence Portelli "ne sait plus quoi inventer pour se faire connaitre à Taverny". Alexandre Simonnot conseille enfin à Florence Portelli, "si Taverny est trop stressante, d’aller se présenter sur la liste de la son père… à Ermont".

Florence Portelli : "la gauche a toujours profité du FN pour mettre en échec la droite".

La candidate UMP s’étonne que les pressions sur les agents municipaux qu’elle dénonce soient "imaginaires" selon Alexandre Simonnot. Florence Portelli présente le patron du FN 95 comme un "authentique politicien du voyage, qui s’est présenté en 2008 aux cantonales de Sarcelles et aux régionales de 2010 en Seine Saint Denis où il exerçait des responsabilités pour son parti, ce qui en dit long sur son attachement à notre ville". Florence Portelli rappelle également qu’Alexandre Simonnot avait été déclaré inéligible en 2009 par le Conseil d’Etat "parce qu’il avait désigné son père mandataire financier alors qu’il faisait partie de sa liste, violant en ceci la loi, ce qui est regrettable lorsque l’on prétend devenir le premier magistrat de la ville. Outre son père, Monsieur Simonnot avait également pris sur sa liste son épouse qui était numéro 2".

Au sujet des campagnes d’affichage dénoncées par Alexandre Simonnot, Florence Portelli accuse le patron du FN de "violer régulièrement la loi en affichant sauvagement sauvagement en dehors des panneaux dévolus à l’affichage politique, jusque sur les ponts de l’autoroute". La candidate ironise enfin sur ce soutien inattendu du FN au maire actuel de gauche "qui a toujours profité du Front national pour mettre en échec la droite". Avant de conclure : "les agents municipaux pourront observer que le Front national ne compte pas changer leurs conditions de travail puisque selon lui tout va très bien".

Précisions d’Alexandre Simonnot : "je suis valdoisien et francilien, je peux donc me présenter où je veux, à Sarcelles ou en Seine-Saint-Denis". "Je suis ensuite un authentique Tabernacien. J’ai des origines profondes à Taverny. Je suis l’arrière-arrière petit-fils d’Auguste Godard et arrière-arrière neveu du grand compositeur Benjamin Godard, ressuscité par mon père Michel Simonnot en 1995. Voilà d’où viennent les Simonnot".